Sommet de l’UA: Il est urgent de trouver les réponses idoines aux problèmes de la jeunesse africaine

Les problèmes de la jeunesse constituent une équation difficile à résoudre et il est urgent de trouver les réponses idoines concernant cette question dans les Etats africains sur le plan éducatif et socio-économique, a estimé, jeudi à Addis-Abeba, la Commissaire aux Affaires politiques de l’Union africaine (UA), Mme Aisha Laraba Abdullahi.

L’équation de la jeunesse s’est posée pendant bien des années et des tentatives de résolution ont été mises en œuvre mais les résultats restent faibles en particulier sur le plan éducatif et socio-économique, a dit la responsable, lors d’une conférence de presse, en marge du 28è sommet de l’UA, tenue cette année sous le thème “Tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse”.

Mme Abdullahi, qui a focalisé son intervention sur la participation et la représentation de la jeunesse dans le processus démocratique et de la gouvernance, a insisté sur l’élaboration de «politiques de jeunesse» en Afrique qui donnent une place importante à la participation des jeunes à la prise de décision, aux activités politiques avec un engagement actif au sein de leurs communautés et à la construction de la nation et non plus seulement au développement de leur personnalité.

Dans beaucoup de pays africains, le chômage des jeunes femmes et hommes s’est accentué au fil du temps, a-t-elle dit, appelant à des politiques plaçant les jeunes au centre des intérêts.


Et de noter que l’Afrique reste le continent dont les jeunes représentent la grande part de la population, relevant que 65 % de la population africaine, estimée à plus d’un milliard d’âmes, sont âgés de moins de 35 ans.

Citant des données onusiennes, Mme Abdullahi a fait savoir que la population des jeunes en Afrique devra augmenter de 42 %  à l’horizon 2030.

Les pays africains doivent élaborer des politiques à même d’impliquer les jeunes dans la vie politique et sociale, et il est important, a-t-elle estimé, de trouver la bonne réponse à la question: quelle politique de la jeunesse dans l’espace africain.