Le terrorisme, un “cauchemar” qui guette la sécurité et la stabilité de l’ensemble des pays africains

  La menace terroriste est un “cauchemar” qui guette la sécurité et la stabilité de l’ensemble des pays africains, a indiqué, mardi à Rabat, le président de la chambre des Conseillers, Abdelhakim Benchammach.

Le terrorisme est une menace commune et une priorité majeure pour le monde et le continent africain, a indiqué M. Benchammach, à l’ouverture de la 39ème conférence des présidents des assemblées parlementaires de l’Union parlementaire africaine (UPA), qui se sont ouverts mardi au siège de la chambre des conseillers, avec la participation de 15 présidents de parlements africains et plus de 240 parlementaires ainsi que les représentants de 8 organisations internationales.

Ce phénomène est le résultat d’un discours invitant à la haine contre les gouvernements et les sociétés et repose sur une idéologie extrémiste, avec un mépris et un rejet des réalités et des valeurs sociales, politiques et économiques des communautés.

Il a souligné l’importance du leadership des institutions religieuses en matière de lutte contre le terrorisme, notant que l’éradication de ce phénomène passe notamment par la mise en place de mécanismes pour promouvoir la participation politique des jeunes et favoriser la mise en place de projets économiques pour améliorer les conditions de vie des populations et lutter contre la pauvreté.


L’approche sécuritaire n’est pas suffisante à elle seule pour faire face à ce fléau, a relevé le président de la chambre des conseillers, précisant que cette approche doit être renforcée par d’autres mesures, notamment celles visant à faire face à l’extrémisme et à la radicalisation, et au renforcement de la démocratie et du développement économique.

Le Maroc a adopté une approche antiterroriste qui repose sur la stratégie onusienne de lutte contre ce phénomène, mais aussi sur le concept de la sécurité humaine conformément aux résolutions de l’ONU, a fait savoir M. Benchammach, notant que cette approche a permis au Royaume d’accumuler une expérience “importante” en la matière.

Le Maroc s’est engagé à mettre cette expérience au profit des pays africains, a-t-il fait observer, rappelant dans ce sens que la restructuration du champ religieux sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Commandeur des croyants, est l’un des points focaux de l’expérience marocaine.

Et d’insister sur la nécessité pour les parlementaires africains, en tant que législateurs, de contribuer à la lutte contre le terrorisme, appelant ainsi à la mise en place d’un mécanisme permanent pour le suivi et la coordination des actions parlementaires en la matière.


Il a en outre indiqué que cette rencontre coïncide avec la tenue à Marrakech de la COP22, précisant que l’Afrique subit le lourd impact des changements climatiques

Cette rencontre qui examinera les défis relatifs au phénomène du dérèglement climatique, servira notamment à dégager une vision africaine unifiée sur cette thématique qui devra être présentée à l’occasion de la COP22, a-t-il soutenu. IT—COUV Pour sa part, la vice-présidente du comité exécutif de l’UPA, présidente du Sénat du Zimbabwe, Mme Edna Madwongwe, a tenu à remercier SM le Roi pour le soutien qu’Il n’a eu de cesse d’apporter à l’UPA, tout en saluant le rôle de l’ancien président de la chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, pour avoir dirigé les travaux du comité exécutif lors des deux dernières années.

Cette rencontre est une occasion privilégiée pour débattre des défis et des préoccupations de l’Afrique, dont le développement des investissements, l’éducation, la bonne gouvernance, le renforcement de la démocratie, a-t-elle dit, notant que la lutte contre le terroriste est un grand défi pour le continent et constitue une menace réelle pour les pays africains.

Le trafic des drogues et des armes, la pauvreté, la traite des personnes et le crime organisé sont autant de facteurs qui contribuent à l’émergence et à la propagation du terrorisme.


La coopération entre les différents pays du continent est fondamentale pour éradiquer ce phénomène, a souligné Mme Madwongwe.

Les travaux de la 39ème Conférences des présidents des Assemblées parlementaires de l’union parlementaire africaine (UPA) se sont ouverts mardi au siège de la chambre des conseillers.

Les participants à cette rencontre devront plancher sur la participation des citoyens et particulièrement des jeunes à la promotion de la démocratie, la lutte contre le terrorisme en Afrique et du rôle des parlements africains dans la réalisation des objectifs de développement durable.

L’ordre du jour, adopté par le comité exécutif de l’UPA, réuni à Rabat samedi et dimanche derniers, comprend également l’adoption par les présidents des assemblées parlementaires des demandes d’admission et des réadmissions, du rapport du président exécutif et du rapport d’activité du secrétaire général.


Les présidents des assemblées parlementaires devront également entériner les amendements aux statuts et au règlement intérieur et le rapport d’activité du comité des femmes parlementaire (réuni lundi à Rabat), procéder à l’élection des membres du comité exécutif (mandat de deux ans) et fixer la date et le lieu de la 40ème conférence.

Créée à Abidjan le 13 Février 1976, l’UPA est une organisation Interparlementaire continentale qui compte 40 Parlements Nationaux en qualité de membres et plusieurs pays et organisations en tant qu’observateurs.

Son objectif est de favoriser les contacts entre les Parlementaires africains d’une part et entre ces derniers et ceux du reste du monde d’autre part, ainsi que le traitement des problématiques d’intérêt commun.

Les organes de l’Union Parlementaire Africaine sont la Conférence des Présidents d’Assemblées Parlementaires Nationales, le Comité Exécutif et le Secrétariat Général.