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Trois « terroristes », dont un chef d’Aqmi, abattus dans le centre-ouest de la Tunisie

Les autorités tunisiennes ont annoncé, jeudi soir, que trois « éléments terroristes » ont été abattus par des unités militaires et de la garde nationale à Kasserine (centre-ouest), dont un chef de Jund al-Khilafa, affilié à l’organisation Etat islamique (EI) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Dans un communiqué, le ministère tunisien de l’Intérieur a indiqué qu’il s’agit de Hamdi Douihb, un chef de cette organisation, impliqué dans plusieurs actes terroristes.

La même source a relevé que la garde nationale de Kasserine a réussi, dans le cadre de cette opération anticipative, également à neutraliser deux terroristes dans les environs de la zone militaire fermée de Jebal Mghila.

Selon la même source, les deux éléments qui ont été éliminés sont un homme et sa femme de nationalité étrangère.

La même source a fait savoir que tous les deux ont été recrutés récemment pour rejoindre les groupes terroristes établis dans les hauteurs de l’Ouest du pays.

Un bébé, qui était accompagné des terroristes est décédé pendant l’opération, après que l’épouse se soit fait exploser, a fait savoir la même source.

Ces terroristes ont été abattus lors d’une embuscade tendue dans les hauteurs du mont Mghila relevant du gouvernorat de Kasserine par les unités militaires appuyées par la garde nationale, a précisé la même source, qui fait savoir que des armes appartenant aux terroristes ont été saisies.

La menace terroriste a considérablement baissé en Tunisie depuis les attentats sanglants de 2015 et la grande offensive contre la ville de Ben Guerdane, en mars 2016, à la faveur du démantèlement de dizaines de cellules dormantes et des opérations préventives dans les milieux extrémistes.

L’activité des groupes armés est, actuellement, confinée dans les zones montagneuses, proches de la frontière algérienne, où des incidents sont signalés par moment.

Les monts avoisinants les frontières algériennes sont le théâtre depuis 2012 d’affrontements entre l’armée tunisienne et les groupes armés, en particulier la phalange Okba Ibn Nafie, branche locale d’Aqmi, tenue pour responsable de plusieurs attaques dans le pays.

( Avec MAP )

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