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UE : Validation de la nouvelle Commission européenne par le Parlement 

L’allemande Ursula Von Der Leyen, succède à Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne pour les cinq années à venir.

La nouvelle Commission a été approuvée ce mercredi 27 au Parlement, par une large majorité des députés qui se sont réunis à Strasbourg.  La formation de celle-ci avait connu de nombreuses difficultés, avec notamment, le rejet de la candidature de plusieurs commissaires dont la française Sylvie Goulard.

Qui est la nouvelle présidente de la Commission européenne ?

Celle qui succède au luxembourgeois Jean-Claude Juncker, est la première femme à la tête de la Commission européenne. Belge d’origine, elle est polyglotte et médecin de formation. Après avoir soutenu sa thèse en médecine, elle quitte l’Allemagne pour suivre des cours d’économie à l’Université de Stanford. Son père est l’un des premiers fonctionnaires européens au sein de la Commission Hallstein. Après avoir été nommée ministre fédérale de la Famille, des Personnes âgées, des Femmes et de la Jeunesse en 2005, elle devient Ministre fédérale du Travail en 2009, puis Ministre fédérale de la Défense en 2013.

Désignation en période de tensions

La tâche ne va pas être simple pour cette proche d’Angela Merkel.  Arrivée dans un contexte très tendu pour l’Europe, entre tensions commerciales et divisions incessantes sur des sujets sensibles, elle a d’emblée plaidé pour une commission plus « géopolitique ». Un angle cohérent et prometteur, qui s’inscrit dans la logique des bouleversements que connait le monde. La marginalisation de l’Union européenne face la Chine, les Etats-Unis ou encore la Russie met en péril le projet européen et nécessite un changement d’approche ainsi que sa relance.

Le défi de la parité et de l’euro-optimisme relevés

40 ans après l’élection de l’icône européenne, Simone Veil, à la tête du Parlement, c’est une femme qui prend la présidence de la Commission européenne. L’euro-optimiste a exprimé son enthousiasme quant à la présidence d’une commission européenne paritaire. Elle a également rappelé lors de son discours d’ouverture au Parlement «la conviction européenne qui m’a guidée tout au long de ma vie et de ma carrière – en tant que mère, en tant que médecin et en tant que femme politique. ». Sa désignation représente donc une opportunité de relance du projet européen qui souffre depuis quelques temps de la montée en puissance des populistes.

La commission de la dernière chance ?

De nombreux défis attendent cette nouvelle Commission. Des sujets délicats à traiter comme celui de l’enjeu climatique. Ursula Von Der Leyen exprime son ambition de voir l’Europe devenir le premier continent neutre pour le climat d’ici à 2050.  Pour y parvenir, elle souhaite  proposer un pacte vert pour l’Europe dans les 100 premiers jours de son mandat ainsi que « la toute première loi européenne sur le climat qui fera de l’objectif de 2050 une obligation légale ». Elle annonce également vouloir « convertir une partie de la Banque Européenne d’Investissements (BEI) en une banque pour le climat » afin de financer ces nouvelles ambitions. Pour rappel, la BEI a récemment annoncé qu’elle ne financerait plus les énergies fossiles.

La présidente plaide ensuite pour la mise en place d’un salaire minimal dans tous les Etats membres, pour cela elle envisage d’élaborer « un cadre, qui tiendra compte des différents marché de travail »

En outre, elle annonce un projet de régime européen de réassurance des prestations de chômage, de généralisation de la garantie pour la jeunesse et de tripler le budget du programme ERASMUS+.

En ce qui concerne les valeurs fondamentales européennes, elle insiste sur le fait qu’aucun compromis ne sera fait en matière de respect de l’Etat de droit. Celui-ci avait été remis en cause notamment, en Pologne et en Hongrie.

Enfin, elle évoque le sujet de la migration clandestine et rappelle l’importance d’améliorer la situation des réfugiés à travers une action plus empathique avant d’alerter sur l’importance de la lutte contre les passeurs et les trafiquants.

Ces projets ne seront pas une mince affaire, puisqu’Ursula Von der Leyen devra se heurter aux intérêts nationaux des Etats membres et à la difficulté à disposer d’une majorité, texte par texte.

 

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