Un enseignant décapité en France : Gérald Darmanin écourte sa visite au Maroc

Source : Reuters

Un nouvel attentat secoue la France, ce vendredi 16 octobre, s’agissant d’un enseignant qui a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), près de Paris. En visite diplomatique au Maroc, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est rentré en urgence ce soir.

Trois semaines après l’attaque au hachoir perpétrée, près des ex-locaux de Charlie Hebdo, par un jeune Pakistanais, cette fois-ci un enseignant a été décapité ce vendredi par un assaillant à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines près de Paris. Il a été tué sur la voie publique. Portant un couteau de cuisine, le suspect a été repéré très rapidement, par des policiers de la brigade anticriminalité. Le jeune homme en question a pris la fuite, en direction de la commune voisine. Mis à terre, il aurait refusé de déposer son arme, tout en se montrant agressif, il a été abattu par la police. Les faits se sont déroulés vers 17H00, près du collège du Bois d’Aulne de Conflans Sainte-Honorine, selon l’AFP.

L’assaillant serait un jeune homme d’origine tchétchène, âgé de 18 ans, et non un ressortissant algérien né en 1992, comme annoncé dans un premier temps. La victime est un professeur d’histoire-géographie du collège du Bois d’Aulne,qui aurait montré des caricatures du prophète Muhammed à ses élèves.  Sur la base des premiers éléments de l’enquête, le parquet antiterroriste s’est saisi du dossier, en ouvrant une procédure pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle».

De son côté, le Président Français Emmanuel Macron est arrivé peu après 21H00 au collège Bois d’Aulne. Le chef de l’Etat était accompagné du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer et de la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa. Quant au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, il est rentré en urgence du Maroc, alors qu’il était en visite diplomatique, consacrée au futur projet de loi contre le séparatisme.

En France, l’indignation est à son comble. Pour Macron, celà ne fait pas de doute, le professeur décapité a été victime d’un “attentat terroriste islamiste caractérisé”. À l’assemblée nationale, les députés se sont eux levés pour dénoncer un “abominable attentat”. Pour sa part, Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a réagit sur Twitter : “c’est la République qui est attaquée”, estime-t-il.
Affaire à suivre…