Un gigantesque trafic de voitures du polisario met à mal les autorités algériennes et dévoile un scandale contre le peuple d’Algérie

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Nous publions ci-dessous un témoignage du site AlgériePart sur un gigantesque trafic de voitures mis en place honteusement par le polisario en violation des lois, des règles et surtout au détriment du peuple algérien. Ses ramifications sont dénoncées par notre confrère avec éloquence.

Entre le 24 et 26 janvier derniers, le tribunal criminel d’Ain Témouchent a tenu deux audiences dans lesquelles il a jugé une quinzaine d’inculpés impliqués dans le scandale des « véhicules dit Polisario ». Ce scandale a fait de nombreuses victimes à travers plusieurs wilayas comme Oran, Mostaganem, Tlemcen, Béjaia, Blida ou Alger, a appris Algérie Part de plusieurs sources judiciaires. 

Les personnes jugées par les juges du tribunal criminel d’Ain Témouchent ont écopé de peines allant de 3 ans de prison ferme jusqu’à la perpétuité pour les premiers responsables des réseaux de trafiquants de voitures appartenant aux officiers du Front Polisario. Selon nos sources judiciaires, des « réfugiés » sahraouis des camps de Tindouf introduisent en Algérie depuis 2017 des voitures immatriculées en Espagne en les embarquant dans les bateaux qui assuraient la liaison maritime Valence-Mostaganem inaugurée le 13 Mars 2016.

Les membres du polisario achètent des voitures d’occasion en Europe et particulièrement en Espagne pour les introduire ensuite en Algérie. Bénéficiant de plusieurs largesses qui leur sont consenties par les autorités algériennes, les propriétaires de ces voitures ne le dédouanent pas ces véhicules qui sont introduits dans le cadre de l’admission temporaire (AT) bénéficiant de la suspension totale des droits et taxes, pour utilisation d’un véhicule touristique ou commercial en l’état.

Or, ces véhicules d’occasion se retrouvent ensuite revendus dans le marché parallèle auprès de plusieurs réseaux de trafiquants qui jouissent de certaines complicités au sein des APC et Dairas afin de falsifier de nouvelles cartes grises portant le sceau et la garantie de l’Etat.


A Mostaganem, les activistes du polisario revendent leurs voitures alors qu’ils ne ont pas dédouanées ni ressorties du territoire national à l’issue des six mois autorisés par la procédure de « l’admission temporaire ». Ces mêmes membres du polisario revendaient leurs véhicules d’occasion à un réseau de trafiquants et de faussaires qui s’était déployé depuis 2017 au niveau d’une station-service située dans la commune de Hadjadj, à environ 30 kms à l’est de la wilaya de Mostaganem. Squattant les lieux, les revendeurs des voitures dites Polisario ont créé un nouveau marché parallèle. Les services de la Gendarmerie Nationale ont mené leur enquête pour dresser plusieurs rapports sécuritaires alertant les autorités locales sur les dangers de ce nouveau trafic de véhicules importés depuis l’Espagne.

Près de 3000 véhicules immatriculés en Espagne
Malheureusement, les différents walis qui se sont succédés à la tête de la wilaya de Mostaganem ont laissé faire les trafiquants sans agir ni bouger le petit doigt. Les conséquences sont désastreuses : près de 3000 véhicules immatriculés en Espagne furent revendus en toute illégalité par la filière des trafiquants des « véhicules dit Polisario ». Ces véhicules ont été ensuite acheminés dans plusieurs wilayas répartis sur l’ensemble du territoire national.

Les premières plaintes dénonçant des documents administratifs falsifiés ont permis aux services de sécurité de lancer une vaste enquête à partir de l’été 2019. Une quinzaine de membres actifs des réseaux de trafic de ces véhicules d’occasion importés depuis l’Europe ont été interpellés et présentés devant plusieurs juridictions à Ain Témouchent, Oran ou Mostaganem. Rien que dans la wilaya d’Oran, plus de 280 voitures achetées par des victimes algériennes arnaquées par les fraudeurs et trafiquants ont été saisies par les brigades mobiles des Douanes ou des brigades de la Gendarmerie Nationale.

Les nouveaux propriétaires de ces voitures trafiquées ont été entendues en tant que « victimes » par les services de sécurité. Or, ils n’ont jamais été indemnisés après avoir subi un lourd préjudice financier alors que ces citoyens pensaient avoir fait « une bonne affaire » en achetant des voitures d’occasion à des prix plus au moins alléchants.


Notons enfin que les « importateurs sahraouis » affiliés au Polisario n’ont jamais été inquiétés par la justice algérienne ni recherchés par les services de sécurité. Et pourtant, ils sont les principaux responsables de ce trafic à large échelle appelé « le trafic des véhicules dits Polisario »…