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Une émission radio sur la Roqya suspendue par la HACA

Une plainte déposée par la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur auprès de la HACA contre l’émission «باسم الله أرقيك» («Bismillah Oraqik»), diffusée par le réseau de service radiophonique «MFM» (édité par la Société «MFM RADIO TV»), s’est soldée par la suspension de sa retransmission sur les ondes de la radio durant une semaine.  

La médecine incantatoire est encore une fois prise dans la tourmente. Une plainte reçue par la HACA de la part de la Fédération Marocaine des Droits du Consommateur pointe du doigt l’émission «Bismillah Oraqik» retransmise par Radio MFM qui exploite, d’après la FMDC, «l’ignorance et la faiblesse de certains consommateurs, ce qui pourrait porter préjudice à leurs intérêts pécuniaires et la sécurité de leur santé, et ce en non-conformité avec les lois en vigueur», lit-on dans un communiqué publié par la HACA, qui précise que la radio diffusera un autre en arabe pendant la période de sanction, et ce, à l’heure habituelle du début de la diffusion de l’émission.

D’après le même communiqué, l’émission en question aborde un ensemble de sujets, «relatifs à ce qui a été présenté et considéré par l’invité de l’émission comme étant des maladies et des symptômes psychologiques et physiologiques tels que « la stérilité et l’avortement », les « troubles mentaux », les « intoxications alimentaires », l’« épistaxis », les « hémorragies » et les « syndromes du côlon », et sur la base des appels téléphoniques et des SMS reçus de la part des auditeurs, l’invité administre ce qu’il considère comme étant des «solutions thérapeutiques» et qui ne sont, en réalité, que des mixtures à bases d’herbes et d’eau de roqya en «violation des lois et des règlements en vigueur».

Par ailleurs, la HACA a motivé sa décision par l’article 9 de la loi n°77.03 relative à la communication audiovisuelle, telle que modifiée et complétée, qui dispose que : «sans préjudice des sanctions prévues par les textes en vigueur, les émissions et les reprises de programmes ou de parties de programmes ne doivent pas : (…) Comporter des incitations à des comportements préjudiciables à la santé ou à la sécurité des personnes et des biens ou à la protection de l’environnement ; (…). », ainsi que plusieurs autres dispositions de la Décision du Conseil Supérieur de la communication audiovisuelle n°14-17 portant adoption d’une recommandation relative aux programmes traitant de la santé dans les services audiovisuels, comme l’article 3 qui stipule que «Les opérateurs audiovisuels veillent dans leurs programmes relatifs à la santé : (…) – à ce que les intervenants respectent leur domaine de spécialisation.(…)».

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