USA: Biden accuse Trump de fomenter la violence dans le pays

L’ancien vice-président Joe Biden a profité lundi de son premier déplacement électoral comme candidat confirmé du parti démocrate pour la présidentielle pour accuser le président Donald Trump d’avoir intensifié la violence lors des manifestations dans les villes du pays.

S’exprimant dans une aciérie de Pittsburgh, en Pennsylvanie, Biden a imputé la responsabilité des troubles civils dans le pays à Trump, affirmant que le président avait enflammé les tensions depuis le meurtre par la police de George Floyd en mai.

“Ce président a perdu il y a longtemps tout leadership moral dans ce pays”, a déclaré Biden. “Il ne peut pas arrêter la violence parce que pendant des années, il l’a fomentée”, a-t-il souligné.

L’ancien vice-président, sous la pression de Trump et des démocrates pour s’attaquer aux vandales lors des manifestations contre l’injustice raciale qui ont laissé des parties de certaines villes en ruine, a condamné avec force les émeutes et les pillages et a appelé au calme.


“Je veux être très clair sur tout cela – les émeutes ne sont pas des protestations, le pillage n’est pas une protestation. Mettre le feu, ce n’est pas protester (…) C’est l’anarchie claire et simple. Et ceux qui le font devraient être poursuivis. La violence n’apportera pas de changement, elle n’apportera que la destruction. C’est faux à tous points de vue, cela divise au lieu d’unir”, a-t-il martelé.

À 64 jours des élections, la campagne électorale a pris une tournure hostile avec des débats belliqueux sur la justice raciale, les réformes de la police, les manifestations pacifiques, les émeutes et le candidat le mieux équipé pour combler la fracture raciale dans le pays tout en protégeant le public.

Le président Trump a accusé une nouvelle fois lundi les élus des villes dirigées par les démocrates, comme Portland, Seattle et Kenosha, de permettre aux criminels de détruire leurs villes parce qu’ils ont peur de tenir tête aux manifestants pour la justice raciale.

La campagne Trump a fustigé Biden dans un communiqué, affirmant qu’il n’avait pas appelé les responsables démocrates à accepter l’aide fédérale ou à faire appel à la Garde nationale pour rétablir l’ordre dans des villes sous le choc des troubles civils.