USA: Mitt Romney favorable à la nomination d’un nouveau juge à la Cour Suprême avant les élections

Mitt Romney

Le sénateur républicain Mitt Romney a signalé mardi qu’il était ouvert à l’idée d’examiner le candidat que le président Donald Trump devrait soumettre prochainement au Sénat pour remplir le siège laissé vacant à la Cour Suprême après la mort de la juge Ruth Bader Ginsburg.

“La Constitution donne au Président le pouvoir de proposer des candidatures et au Sénat le pouvoir de donner des conseils et son consentement aux candidats à la Cour suprême. En conséquence, j’ai l’intention de suivre la Constitution et le précédent en examinant la candidature du Président. Si le candidat arrive au Sénat, j’ai l’intention de voter en fonction de ses qualifications”, a déclaré Romney dans un communiqué.

La décision de Romney est un coup dur pour les démocrates du Sénat et une aubaine pour le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell. L’ancien candidat républicain à la présidentielle américaine en 2012 était considéré comme un allié potentiel pour les démocrates dans leur bataille contre la nomination d’un nouveau juge conservateur à la Cour suprême avant les élections de novembre.

Par le passé, Romney avait notamment voté contre le président américain lors de son procès de destitution, et ses divergences de vue avec le locataire de la Maison Blanche sur de nombreux sujets sont de notoriété publique.

Grâce à l’appui de Romney, McConnell a essentiellement verrouillé une majorité de 51 voix au Sénat pour ouvrir la voie à la nomination d’un nouveau magistrat à la Cour suprême cette année, jetant les bases d’un combat explosif entre démocrates et républicains au cours des prochaines semaines.


En cas d’égalité des voix 50-50, ce serait au vice-président Mike Pence de faire pencher la balance, sans doute du côté républicain. Ce serait alors la première fois qu’un vice-président doit peser sur un choix de la Cour suprême.

Jusqu’à présent, seuls deux sénateurs du GOP ont déclaré qu’ils ne soutiennent pas une nomination avant l’élection du 3 novembre, à savoir les sénatrices Susan Collins (Maine) et Lisa Murkowski (Alaska).