Vega, la fusée européenne qui décolle dans le monde de l’aérospatial

Un treizième lancement parfaitement réussi, dans la nuit de mardi à mercredi pour la mise en orbite depuis le centre spatial de Kourou du satellite Mohammed VI-B. Un sans faute technique depuis le premier vol de ce modèle de fusée appelé Vega.

Un carnet de commande bien fourni pour Arianespace qui annonce près de onze missions à venir. Cette nouvelle fusée est en train de se faire un nom aux côtés de sa grande sœur Ariane. D’après un article paru le 22 novembre dans le quotidien Le Monde, ce modèle Vega serait là pour rester : « le groupe industriel italien Avio, maître d’œuvre du lanceur, ne compte pas s’arrêter en si bonne voie. Dans l’usine de Colleferro, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Rome, Avio travaille déjà sur les nouveaux éléments de deux versions plus puissantes du petit lanceur, respectivement Vega C et Vega E. La première version est déjà très avancée et doit faire son premier vol vers la fin de l’année prochaine », peut-on lire dans le journal français.

→ Lire aussi : Satellite Mohammed VI-B : le Maroc met l’espace au service de son développement

Pour une taille plus grande sur ces nouveaux modèles, le coût des lancements devrait rester pratiquement similaire, et cela, grâce à la poudre qui est utilisée comme moyen de propulsion par l’industriel italien Avio : « Lorsqu’on produit des propulseurs à poudre, les matériaux ne sont qu’une toute petite partie du coût de production, une fois que l’infrastructure est en place », assure Giulio Ranzo, le PDG d’Avio

Une nouvelle itération de la Vega, dont le modèle E, devrait permettre grâce à sa puissance de mettre lors d’un même vol plusieurs satellites sur différents orbites. Cela, non seulement grâce la puissance mais aussi par son principal atout : être allumé et éteint à plusieurs reprises contrairement aux fusées traditionnelles dont le déclenchement de la puissance de feu est linéaire : « Vega E sera comme un car de ramassage pour les petits satellites de quelques dizaines ou quelques centaines de kilos », promet Giulio Ranzo, un expert travaillant pour Avio.

Abdellah Chbani

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