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Vers l’organisation en 2022 d’une conférence internationale sur le patrimoine préhistorique au Maroc

Une Conférence internationale sur le patrimoine préhistorique au Maroc se tiendra, au cours de l’année prochaine, avec la participation de figures éminentes de la communauté scientifique et de spécialistes en la matière.

En effet, la tenue de cet événement de grande envergure, dont la date et le lieu seront fixés ultérieurement, a été au cœur des travaux d’une rencontre-débat, organisée conjointement, jeudi à l’espace emblématique de Bayt Dakira à Essaouira, par le Bureau Maghreb de l’UNESCO et l’Association Essaouira-Mogador, autour de la richesse du patrimoine préhistorique du Royaume, avec un focus particulier sur la découverte exceptionnelle de Bizmoune.

Les participants à cette rencontre, rehaussée par la participation de M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président-Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, et d’un parterre d’éminents experts du Maroc et des Etats-Unis, ont été unanimes à souligner que cette Conférence sera l’occasion pour mettre en lumière le contenu riche et varié, les réalisations et les récentes découvertes dans le Royaume, dont la dernière en date a eu lieu dans la grotte de Bizmoune, qui a révélé au grand jour une parure de bijoux vieille de 150.000 ans, en tant que nouvel indice qui vient témoigner du plus ancien comportement symbolique humain.

Cette Conférence sera aussi une étape qui vient amorcer le processus et la dynamique de valorisation et de sauvegarde de ce patrimoine, dont le Maroc demeure le pays arabe le plus capé.

Dans une déclaration à la MAP, dans ce sens, le directeur par intérim du Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb, Karim Hendili, a indiqué que l’organisation de cette conférence interviendra dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de la Convention du Patrimoine mondial.

→ Lire aussi : L’organisation d’une conférence internationale sur le patrimoine préhistorique au Maroc « nous permettra de nous positionner dans cet univers »

Après avoir relevé que la Commémoration de ce cinquantenaire sera l’occasion de faire le point sur toutes ces décennies de mise en œuvre et l’état des lieux de la représentativité sur la liste du patrimoine mondial, dont le volet préhistorique, il a expliqué que « souvent on a tendance à oublier que la préhistoire représente 95% de notre histoire », d’où l’importance de la mise en valeur de ce legs.

C’est dans ce sillage qu’une réflexion a été engagée sur l’organisation de cette Conférence internationale, avec à la clé diverses activités et débats dédiés à la préservation et à l’état de conservation des biens qui sont inscrits à la liste du patrimoine mondial, sachant que le Maroc dispose de 9 sites inscrits.

Et de poursuivre que cet événement jettera la lumière sur les récentes découvertes au Maroc, dont la dernière en date est celle de Bizmoune qui a apporté un éclairage exceptionnel sur ce qu’a été la vie de l’Homme il y a 150.000 ans, ajoutant que cette Conférence permettra de « revoir certains éléments, sur le plan scientifique, et de réajuster notre lecture de l’histoire ».

De son côté, le professeur Abdeljalil Bouzouggar a noté que cette rencontre a été l’occasion d’esquisser les contours de cette Conférence internationale sur le patrimoine préhistorique au Maroc, dans le sillage des dernières découvertes, dont celle de Bizmoune.

Ces découvertes, en particulier celle de la grotte de Bizmoune, « ont changé une partie de l’histoire de l’Humanité », a-t-il dit.

Il a, d’autre part, noté que cette rencontre a offert l’opportunité de discuter avec des experts des universités marocaines et des Etats-Unis, sur les principaux contours de cette Conférence internationale, avec pour objectif ultime de mettre en valeur ces découvertes et faire comprendre au monde leur importance et leur contribution, il y a des milliers d’années, à l’Histoire de l’Humanité.

A cette occasion, ce professeur d’archéologie préhistorique à l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP) à Rabat et figure militante engagée, a présenté cette découverte, tout en se focalisant sur le caractère exceptionnel de ce site situé à une trentaine de kilomètres à Jbel Lahdid.

Pour leur part, des experts présents ou intervenant à distance, ont fait le tour d’horizon, avec un œil avisé, des sites porteurs de cette richesse préhistorique exceptionnelle à travers les différentes régions du Royaume (oriental, Casablanca, Essaouira, …).

L’accent a été ainsi mis sur l’approche et les actions visant la mise en valeur, la sauvegarde et la protection de ces sites.

(Avec MAP)

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