Le Conseil de sécurité inscrit la question du Sahara à l’ordre du jour en avril

Le Conseil de sécurité des Nations Unies tiendra, le 14 avril prochain, une session dédiée à la question du Sahara marocain. Cette réunion, prévue dans le cadre de la présidence française du Conseil pour le mois d’avril, intervient dans un contexte régional et international de plus en plus favorable à la position du Royaume, dont l’initiative d’autonomie s’impose comme la seule voie sérieuse, réaliste et durable pour résoudre ce différend artificiel.
L’annonce de cette réunion survient peu après une visite diplomatique de haut niveau effectuée par une délégation française au siège de la MINURSO à Laâyoune. Sur place, les responsables français ont pu constater de visu les avancées en matière de développement et de stabilité dans les provinces du Sud, ainsi que la pertinence et l’efficacité de l’approche marocaine, qui combine fermeté diplomatique, légitimité historique et vision tournée vers l’avenir.
Depuis plusieurs années, le Royaume ne cesse de renforcer sa position sur la scène internationale. L’ouverture de plus d’une trentaine de consulats à Dakhla et Laâyoune, émanant de pays africains, arabes, caribéens et latino-américains, atteste de la reconnaissance croissante de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Cette dynamique, amorcée avec la reconnaissance historique des États-Unis en décembre 2020, constitue un tournant diplomatique majeur.
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Dans le cadre des efforts menés par les Nations Unies, l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Staffan De Mistura, poursuit ses consultations. Après avoir été reçu à Rabat le 24 mars par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, il s’apprête à se rendre dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, où les conditions de vie restent déplorables et les voix dissidentes étouffées. La visite de M. De Mistura à Rabat a permis de réaffirmer la position claire et constante du Royaume : le plan d’autonomie est l’unique base crédible de négociation, dans le respect de l’intégrité territoriale nationale.
Face à la montée en puissance de la diplomatie marocaine, le front séparatiste du Polisario, soutenu et armé par l’Algérie, semble de plus en plus isolé. Son discours figé, hérité d’une époque révolue, ne trouve plus écho auprès de la communauté internationale. À l’exception de son parrain algérien, le mouvement peine à mobiliser un quelconque soutien nouveau, tandis que la réalité du terrain – marquée par le développement rapide des provinces du Sud – parle d’elle-même.
En marge de cette évolution géopolitique, la présidence française du Conseil de sécurité offre une opportunité supplémentaire de faire valoir la vision constructive du Maroc. Bien que la France a officialisé une reconnaissance formelle de la souveraineté marocaine sur le Sahara. D’ailleurs, Paris soutient fermement, depuis plus d’une décennie, le plan d’autonomie comme solution politique sérieuse et crédible.
Pour le Maroc, la tenue de cette réunion du Conseil de sécurité constitue une nouvelle tribune internationale pour rappeler la forte adhésion des États membres aux efforts sincères et constants du Royaume en faveur de la paix, de la stabilité et du développement dans ses provinces sahariennes.