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Le diplomate Suisse Thomas Greminger probablement le nouveau secrétaire général de l’OSCE

Le diplomate Suisse Thomas Greminger probablement le nouveau secrétaire général de l’OSCE

Le diplomate Suisse Thomas Greminger est pressenti pour occuper le poste de secrétaire général de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), succédant à l’italien Lamberto Zannier dont le mandat a expiré en juin dernier.

La nomination de ce diplomate chevronné a recueilli l’accord de principe des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE lors de leur réunion informelle mardi à Mauerbach en Basse-Autriche, commune située à moins de 20 kilomètres de Vienne. Un conclave sous haute protection dominé par les questions du terrorisme et la crise ukrainienne.

Le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz dont le pays assure la présidence tournante cette année de l’OSCE s’est dit très optimiste que la proposition à ce poste du diplomate Suisse soit avalisée dans les prochains jours par les États membres de l’organisation.

‘’Vous connaissez l’OSCE: c’est décidé que lorsque c’est décidé”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse, espérant toutefois que chacun garde sa parole.

Cinq candidats sont en lice pour occuper le poste de secrétaire général de l’OSCE à savoir le diplomate Tchèque, Stefan Fule (54 ans), ancien Commissaire européen à l’élargissement et à la politique de voisinage, Erlan Idrisov (57 ans), actuel chef de diplomatie du Kazakhstan et ancien ambassadeur au Royaume-Uni et aux États-Unis et le Finlandais Ilkka Kanerva (69 ans), qui avait fait un bref passage à la tête du ministère des affaires étrangères à partir du 19 avril 2007 avant d’être poussé à la démission le 4 avril 2008.

Les deux autres candidats sont la diplomate Biélorusse Alena Kupchyna (51 ans), actuelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de son pays en Autriche et en Croatie et, enfin, le Suisse Thomas Greminger (56 ans) qui a exercé la fonction de représentant permanent de la Suisse auprès de l’OSCE, des Nations Unies et des organisations internationales basées à Vienne.

De l’avis de certains diplomates interrogés par la MAP, M. Greminger se présente comme le candidat favori pour succéder à M. Zannier (62 ans) en poste depuis 2011, saluant son travail lors de la présidence suisse de l’OSCE en 2014 et aussi à la tête Conseil permanent de l’organisation et en présidant les réunions du groupe de contact méditerranéen.

Depuis août 2015, il est directeur-adjoint de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et chef du Domaine Coopération Sud à Berne.

Le Conseil permanent des ambassadeurs de l’OSCE doit transmettre un projet de décision au Conseil des ministres dans le cadre d’une procédure par correspondance. Lequel Conseil approuve ou rejette la nomination du nouveau secrétaire général. A noter que le secrétaire général de l’OSCE est élu à l’unanimité par les 57 pays membres de l’organisation.

Basée à Vienne, l’OSCE était à sa création en 1973 un outil de la guerre froide mais, depuis la chute du mur de Berlin, elle œuvre en faveur de la paix, de la démocratie et de la stabilité dans le monde. Elle joue un rôle très important dans la lutte contre les menaces transnationales et œuvre aussi au renforcement de la coopération sécuritaire entre les États membres ainsi que les organisations et autres instances internationales.

Outre les 57 membres, cette organisation régionale rassemble également des pays partenaires asiatiques et méditerranéens dont le Maroc. Activement présent au travers sa représentation diplomatique dans les différentes réunions à l’OSCE tout comme dans les autres organisations internationales basées à Vienne, le Maroc est toujours cité en Autriche comme un modèle dans la région en matière de coopération et sur le plan de la lutte contre les menaces transfrontalières et un acteur majeur dans la lutte contre le terrorisme.

La vision marocaine de l’avenir du partenariat avec l’OSCE insiste notamment sur l’importance de la coopération internationale basée sur le concept de sécurité inclusive et indivisible prôné depuis l’Acte Final d’Helsinki et ce, pour faire face aux défis communs dans le bassin méditerranéen ainsi que l’intégration de la dimension euro-méditerranéenne dans le concept de sécurité commune et indivisible Euro-atlantique et euro-asiatique.

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