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L’économie sociale et solidaire, une réalité ancestrale en Afrique

L’économie sociale et solidaire, une réalité ancestrale en Afrique

L’économie sociale et solidaire (ESS) constitue une réalité ancestrale en Afrique « qu’il faut aujourd’hui tirer vers le haut », en vue d’offrir aux femmes des perspectives d’une meilleure intégration dans le modèle économique du pays, a affirmé, lundi à Marrakech, le ministre du Tourisme, du Transport aérien, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Mohamed Sajid.

Intervenant lors d’une rencontre sous le thème « La place des femmes dans l’économie sociale et solidaire en Afrique », tenue avant l’ouverture officielle du Sommet « Women In Africa » (WIA) organisé du 25 au 27 septembre, M. Sajid a souligné que l’ESS représente un secteur émergent qui est en train de jouer un rôle considérable dans le développement des sociétés africaines et de contribuer fortement à la création de la valeur ajoutée.

En outre, il a fait savoir que les femmes entrepreneures qui sont à l’origine de coopératives dynamiques et productives, jouent un rôle considérable dans le rayonnement et le développement de l’économie et méritent leur accompagnement.

Le ministre qui a mis en avant les fondements de l’Initiative nationale du développement humain (INDH), a relevé que ce projet sociétal, lancé par SM le Roi Mohammed VI, est un « chantier colossal, à caractère humain, qui touche pratiquement tous les secteurs et basé sur une démarche participative et de partenariat ».

De son côté, le président de l’Université Cadi Ayyad, Abdellatif Miraoui, a appelé à la nécessité de promouvoir la place de la femme africaine, améliorer ses conditions de vie et de productivité et par conséquent son statut économique, l’appuyer dans ses initiatives pour la rendre autonome pour son épanouissement, son développement et sa prise de responsabilité dans les instances de décision.

« Personne ne peut ignorer aujourd’hui l’émergence d’un véritable leadership féminin moderne sur le continent africain qui n’est plus à démontrer », a-t-il signalé.

Dans ce contexte, il a souligné l’importance de développer la reconnaissance de l’entrepreneuriat féminin, d’accroître son niveau de compétitivité et de renforcer les compétences aussi bien en matière de gestion d’entreprise que de leadership, tout en se référant aux valeurs de solidarité et de responsabilité.

Pour leur part, les autres intervenants ont mis l’accent sur l’ampleur considérable qu’a prise l’économie sociale et solidaire ces dernières années et son rôle dans le développement des sociétés africaines en favorisant une meilleure intégration des femmes productives dans l’économie de leurs pays.

« Women in Africa » est une initiative mondiale sans précédent qui met les talents féminins au cœur de la création d’une Afrique inclusive et encourage les entreprises internationales et panafricaines à identifier, à rassembler et à former des talents féminins et des jeunes dynamiques sur le continent africain.
Les trois piliers de WIA sont : WIA Institute, WIA Club et WIA Philanthropy.

Ce sommet rassemble 394 personnes issues de 41 pays pour débattre le thème « Investir pour une meilleure gouvernance avec les femmes africaines ».

Cet événement de trois jours comprendra des conférences, des master classes et des laboratoires de réflexion collaboratifs qui exploreront le leadership à travers l’agriculture, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la nutrition et l’eau.

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