A Casablanca, la plage est bondée malgré la flambée des cas du coronavirus au Maroc

Depuis l’entrée en vigueur de la deuxième phase du déconfinement, les habitants de la zone 1 sont autorisés à lézarder au soleil sur les plages. Toutefois, il semble que cette crise sanitaire n’a pas vraiment changé nos habitudes cet été, notamment, à Casablanca qui connaît une affluence record des estivants.

Les images des Marocains agglutinés, le weekend dernier, sur les plages de Ain Diab, sèment l’inquiétude alors que le pays se déconfine lentement. L’absence des mesures préventives est la première chose à retenir de ces images.

Le dimanche 5 juillet, les plages étaient bondées en raison des températures étouffantes, et malheureusement, les gens n’avaient pas l’air pas d’être soucieux des risques de contamination. Les règles sanitaires semblaient avoir disparu, de moins en moins de personnes portant le masque et la distanciation sociale a été complètement oubliée.

Sur place, les agents de police étaient bien présents, aux entrées de la plage et au bord de la mer pour rappeler aux estivants de respecter les mesures de distanciation.

Notons qu’il est impératif de respecter les horaires, à savoir 8h-18h pour aller à la plage, notamment, à Casablanca. Il a été également décidé d’interdire la location de parasols, chaises et transats. De même que les parties de football, entre autres jeux de balle sur les plages sont interdites dans le but d’éviter les contacts susceptibles de transmettre le virus entre les joueurs de tous âges.


Toutefois, la situation reste difficile à maîtriser face à une affluence record des estivants, entraînant des encombrements aussi bien en bord de mer que dans les moyens de transports qui mènent les gens vers la plage de Ain Diab.

Malgré les multiples appels au respect des mesures barrières et des règles de distanciation physique, notamment, par l’organisation nationale de sauvetage en mer, en partenariat avec les autorités locales, qui organisent une campagne de sensibilisation au niveau des plages. La campagne vise ainsi à sensibiliser les estivants aux risques de propagation du virus en cas de non-respect des règles de sécurité sanitaire.

Et quels risques encourt-on vraiment en se baignant dans la mer ?

Selon le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) en France, «aucune donnée de survie et de maintien du caractère infectieux du virus SARS-CoV-2 dans les eaux du milieu naturel n’existe actuellement», c’est ce qu’indique cette instance dans un avis publié le 1er mai dernier.


Par ailleurs, «C’est le respect strict des mesures générales de distanciation physique, préconisées dans le cadre de la crise Covid-19, qui constitue l’élément fondamental et prioritaire de prévention générale», explique le HCSP, d’où la nécessité de respecter les gestes barrières, notamment, dans les zones de baignade.

Dans ce sens, une autre étude du Conseil supérieur de la Recherche scientifique, en Espagne, affirme que la principale voie de transmission du SRAS-CoV-2 dans les plages, les rivières, les lacs et les piscines passe par « des sécrétions respiratoires générées par la toux, les éternuements et le contact de personne à personne ».

Tandis que l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a mené, pour sa part, une étude en prélevant des échantillons dans les zones littorales sensibles aux contaminations par rejets humains. Il en résulte que : « aucune trace du Sars-Cov-2 dans les coquillages et les eaux marines métropolitaines prélevées ».