AccueilA LA UNEAlgérie : le général Gaïd Salah souffle le chaud et le froid

Algérie : le général Gaïd Salah souffle le chaud et le froid

Par Khadija Skalli

Le chef d’Etat-major de l’Armée algérienne prononce un nouveau discours au lendemain de l’ouverture du procès de Saïd Bouteflika, frère cadet et conseiller du président échu, Abdelaziz Bouteflika ainsi que d’autres fidèles de l’ancien régime.

Le général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, fait une nouvelle sortie médiatique. L’homme fort en Algérie, en visite d’inspection à la 3ème Région militaire à Béchar, prononce aujourd’hui mardi 24 septembre un nouveau discours au lendemain du début du procès de Saïd Bouteflika, frère cadet et conseiller du président échu, Abdelaziz Bouteflika ainsi que d’autres fidèles de l’ancien régime.

En effet, le procès s’est ouvert hier lundi au tribunal militaire de Blida, au sud d’Alger. L’ancien patron des puissants services secrets algériens (Département du renseignement et de la sécurité (DRS)), le Général Mohamed Mediène, dénommé Toufik, et son successeur le général à la retraite Ahmed Tartag dit « Bachir » se retrouvent également sur les bancs des accusés. La Cheffe du parti des travailleurs Louisa Hanoune fait également partie des inculpés. Ils sont tous poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’Etat ».

Un procès emblématique et historique. Le chef d’Etat-major de l’Armée, seul homme puissant au pouvoir, s’est exprimé, de nouveau, à ce sujet. Gaïd Salah a souligné dans son allocution que « des individus, ayant occupé des hautes responsabilités et des fonctions de gestion dans les différentes institutions de l’Etat, ont intentionnellement conspiré contre la patrie avec les ennemis ».

Et de poursuivre : « Tentant de détruire ce qui a été bâti grâce aux efforts des hommes loyaux, leurs actes abjects ont atteint la trahison au moment où leur patrie avait tant besoin d’eux ».

Par ailleurs, le Vice-ministre de la Défense évoque les manifestations du hirak…et le « soutien de l’armée » à ce mouvement de contestation. « Je tiens à dire en toute franchise que les sept derniers mois, durant lesquels le peuple est sorti pour exprimer ses revendications légitimes de manière pacifique, n’a trouvé à ses côtés que l’institution militaire et son Commandement nationaliste, qui a su le soutenir et le protéger », a-t-il déclaré.

Gaïd Salah souffle le chaud et le froid. La semaine dernière, il a tenté un nouveau coup de force en empêchant les manifestants des autres régions d’accéder à Alger, où se déroulent de nouvelles manifestations. Les forces de l’ordre ont également procédé à l’arrestation d’au moins de trois membres du hirak dont le porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou.

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