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Ces jeunes entrepreneurs qui brillent à l’international

Aussitôt leur diplôme en poche, ces jeunes Marocains se sont envolés vers l’international pour explorer de nouveaux horizons, développer leur savoir-faire et réaliser leurs rêves. Etats-Unis, Canada, France… peu importe leur destination, ils revendiquent leur attachement au Maroc qu’ils font rayonner aux quatre coins du monde. MAROC DIPLOMATIQUE est parti à la rencontre de Yassine Mountacif et de Jaafar Elalamy, deux entrepreneurs classés au palmarès Forbes 30 Under 30. Ils nous racontent leur parcours et nous livrent leurs conseils pour les Marocains qui souhaitent entreprendre.

Ils sont curieux, créatifs et ambitieux, Yassine Mountacif et Jaafar El Alamy, ces «serial entrepreneurs» sont partis à la conquête d’un marché mondial aux multiples opportunités.

Retour sur un parcours prometteur

Yassine Mountacif, originaire de Casablanca, a effectué deux années en classe préparatoire au lycée Mohammed V avant de s’envoler vers la France et intégrer l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nancy. Il rejoindra par la suite le Cycle Ingénieur polytechnicien de l’École polytechnique (l’X) avec un focus en entrepreneuriat au cours duquel il effectuera une mobilité à l’Université Berkeley en Californie. Il se lance en parallèle dans la création d’une start-up spécialisée dans le suivi physiologique des personnes à distance, qu’il lancera en 2018. Il développera les aspects techniques tels que la conception du produit, ainsi que le business avec les recrutements, la recherche de partenaires, et des financements. Son équipe s’élargit en 2019 de même que ses activités.

Jaafar Elalamy, lui, est originaire de Marrakech, il obtient son Baccalauréat S dans un lycée français avant de partir pour la France où il intégrera l’Université de Technologie de Compiègne. Il effectuera également une mobilité à UC Berkeley dans le cadre de son Master en entrepreneuriat à HEC Paris. Après une première expérience chez Siemens en développement informatique dans le New Jersey et à Amadeus à Londres, il créera sa start-up censée révolutionner les Ressources Humaines, avec des co-fondateurs rencontrés à HEC. Son projet sera accepté par le célèbre incubateur Station F.

Motivation et capacité de résilience

Si nos intervenants se sont montrés résilients, il est évident que le chemin vers la réussite n’a pas été de tout repos. Parmi les nombreuses difficultés rencontrées, il y a évidemment la recherche de financement. Pour Mountacif qui a créé son projet seul, sans co-fondateur, la tâche n’a pas été des plus simples, notamment pour recruter les profils adéquats aux  sujets traités par sa start-up. «J’ai éprouvé des difficultés dans la partie recrutement et financement. Heureusement, en France, il existe beaucoup de relais, de subventions». Elalamy, a poursuivi son aventure entrepreneuriale avec un projet immobilier. Mais durant celle-ci interviendra une divergence de visions avec son co-fondateur qui a vingt ans de plus, confie-t-il. «Je n’ai pas souhaité poursuivre et je lui ai vendu mes parts.»

Pour nos jeunes entrepreneurs, les maîtres-mots sont donc la curiosité et la résilience. Il ne faut pas avoir peur de l’échec. «Il faut rester déterminé, avancer avec pragmatisme, lancer son produit et voir comment le marché réagit puis le réadapter si besoin, il faut également se connaître et comprendre ses limites, observer, avoir un esprit critique et être capable d’identifier des opportunités business» assure Elalamy. Mais il faut également bien s’entourer insiste Mountacif, et se doter d’une curiosité sans faille. Les formations universitaires ne suffisent pas.

L’indéfectible lien avec le Maroc

Aujourd’hui, Mountacif se réjouit de pouvoir s’adresser aux marchés émergents et d’avoir créé sa filiale au Maroc en 2020 : «beaucoup d’entreprises ont manifesté leur intérêt pour le marché africain et la région MENA». La start-up a pu, à ce titre, attirer davantage d’investissements notamment à travers le Fonds américain SEAF Morocco. Une fierté pour le jeune homme, conscient de son apport à son pays d’origine, bien qu’aucun retour définitif au Maroc ne soit à l’ordre du jour. «Je me concentre actuellement sur le développement des activités en Amérique et en Europe… mais la filiale marocaine me permet de créer de l’emploi et de garder un lien avec le Maroc».  Un sentiment partagé par Elalamy : «Je suis un amoureux du Maroc, je viens dès que j’en ai l’occasion, je milite continuellement pour l’esprit entrepreneurial… nous avons des esprits brillants, il faut donc un écosystème brillant. Mais pour l’instant mon objectif est de bien comprendre le fonctionnement des start-up à l’international».

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