Coronavirus: Boris Johnson prolonge sa quarantaine

Boris Johnson

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé vendredi prolonger la quarantaine qu’il observe depuis son infection par le coronavirus la semaine dernière, au delà des sept jours recommandés par les autorités sanitaires.

J’ai toujours de la température“, a déclaré le Premier ministre dans une courte vidéo postée sur son compte officiel Twitter, ajoutant que “conformément aux recommandations du gouvernement je dois continuer mon auto-isolation jusqu’à ce que ce symptôme disparaisse tout seul“.

Le dirigeant conservateur a, toutefois, assuré que le gouvernement poursuivait son programme “pour vaincre le virus“, exhortant les Britanniques à respecter les mesures de confinement décrétées par les autorités et ne pas céder à la tentation de sortir ce week-end.

Critiqué vivement pour l’insuffisance du dépistage du nouveau coronavirus, le gouvernement britannique s’est fixé jeudi soir un objectif de 100.000 tests par jour d’ici à fin avril pour soulager des hôpitaux débordés et, à plus long terme, sortir du confinement.

Alors que la pandémie a fait près de 3.000 morts au Royaume-Uni, les autorités voient l’indignation monter dans un secteur médical soumis à rude épreuve, relayée par une presse très sévère y compris parmi les titres habituellement favorables au dirigeant conservateur.


En dépit des promesses martelées ces derniers jours, le service public de santé (NHS) reste incapable de dépister à grande échelle les plus de 5% de son personnel en quarantaine car présentant des symptômes.

Lui-même à peine guéri du virus, le ministre de la Santé Matt Hancock a reconnu devant la presse des difficultés dans les approvisionnements, ralentis par la gigantesque demande mondiale actuelle, et de faibles capacités de dépistage au Royaume-Uni, contrairement notamment à l’Allemagne.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé un plan permettant de multiplier quasiment par dix le nombre de tests pratiqués en un mois, d’abord pour les patients et ensuite pour les soignants.