France: journée de mobilisations pour les libertés et les droits sociaux

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Le collectif opposé à la proposition de loi “sécurité globale” a appelé à de nouvelles manifestations, samedi partout en France, contre ce texte qui pénalise la diffusion malveillante des images des forces de l’ordre en intervention, jugé “liberticide”.

Les opposants à ce projet de loi, déjà adopté par l’Assemblée nationale, seront rejoints par une intersyndicale menée par la CGT, qui compte protester pour les droits sociaux et les libertés, rapportent les médias de l’hexagone.

Dans un communiqué, le collectif “Coordination #StopLoiSécuritéGlobale”, qui regroupe des syndicats, notamment de journalistes, diverses associations et ONG de défense des droits, appelle à manifester à Paris pour une “marche des libertés et des justices”, ainsi que “partout ailleurs” en France.

“Tant qu’il n’y aura pas retrait réel des articles 21, 22, 24 de la proposition de loi sécurité globale et du schéma national du maintien de l’ordre, les actions se multiplieront”, souligne-t-il dans communiqué.

Ces dispositions ainsi que celles du Schéma national du maintien de l’ordre représentent une “menace” pour le droit d’informer et d’être informé et “doivent disparaître”, dénonce la coordination, rappelant qu’il appartient au président de la République, “garant des libertés publiques, de procéder à leur retrait”.


De leur côté, la CGT, la FSU, Solidaires, et les organisations de jeunesse FIDL, UNL, MNL, Unef dénoncent “les plans de licenciements qui se multiplient de la part des grandes entreprises”, dans le contexte de la crise économique liée à la pandémie du nouveau coronavirus.

La CGT qui organise chaque année une mobilisation le premier samedi de décembre pour soutenir les précaires et les chômeurs, rejoint l’appel lancé par la «coordination #StopLoiSécuritéGlobale».

Cette dernière avait prévenu que ses prochaines marches “des libertés et des justices”, se tiendraient “souvent en convergence avec les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité”.

Samedi, dernier, quelque 133.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, 500.000 d’après les organisateurs, avaient participé aux «marches des libertés» contre ce texte controversé dans plusieurs villes françaises.


Les rassemblements ont également été émaillés de heurts entre forces de l’ordre et manifestants se soldant par une soixantaine de policiers et gendarmes blessés et 81 personnes interpellées.

( Avec MAP )