France : Le Parlement donne son feu vert aux mesures d’urgence du gouvernement en réponse aux « gilets jaunes »

gilets jaunes

Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi portant “mesures d’urgence économiques et sociales”, présenté par le gouvernement pour répondre aux revendications des « gilets jaunes », après son approbation ”en procédure express et à main levée’’ vendredi au Sénat.

Selon les médias du pays, le texte adopté par le Sénat est conforme à celui validé par l’Assemblée. Il devrait être promulgué rapidement, pour une mise en oeuvre dès début 2019.

Le texte, qui avait déjà été validé dans la nuit de jeudi par l’Assemblée, porte sur la défiscalisation des heures supplémentaires, une exonération élargie de hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour des retraités et la possibilité pour les entreprises de verser une “prime exceptionnelle” de 1000 euros, exonérée de toutes cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, pour les salariés rémunérés jusqu’à 3600 euros.

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Selon les médias, c’est le texte de loi le plus rapide de l’histoire en France. Adopté mercredi dernier en Conseil des ministres, le «projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales», traduit, après de premières modifications du budget 2019 à l’Assemblée courant cette semaine, les annonces du président français.


Répondant aux revendications exprimées par les «gilets jaunes», ce mouvement né sur les réseaux sociaux pour protester contre la politique fiscale et sociale du gouvernement, Emmanuel Macron avait annoncé, en effet, il y a une dizaine de jours, des mesures sociales d’un coût évalué à 10 milliards d’euros qui, estime-t-on, fait courir le risque de voir le déficit public dépasser le fameux seuil des 3% fixé par les règles européennes.

Vendredi, le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, s’est montré rassurant sur l’augmentation du déficit public français à 3,2% en 2019, estimant que celui-ci était «limité» et «acceptable», précisant que la France serait le seul pays de l’Union à repasser en 2019 au-dessus des 3%.

Le responsable européen a toutefois mis en garde la France contre l’augmentation de sa dette publique qui tend à se rapprocher des 100%, expliquant que le pays ne pourrait pas «vivre durablement avec une dette publique élevée».