France : Le personnel de santé à nouveau dans les rues pour défendre l’hôpital public

personnel de santé

A quelques jours de la clôture du “Ségur de la santé”, la grande concertation sociale sur la réforme de l’hôpital public lancée par le gouvernement, le personnel soignant, au front durant l’épidémie de Coronavirus, investit à nouveau, mardi, les rues de plusieurs villes de la France pour revendiquer davantage de moyens.

Après le succès de leur mobilisation du 16 juin, les syndicats et collectifs hospitaliers organisent ce mardi de nouvelles manifestations et des rassemblements dans une dizaine de villes françaises. Leur objectif, maintenir la pression pour obtenir plus que les 6,3 milliards annoncés récemment par le gouvernement.

A Paris, une manifestation du personnel soignant a pris le départ à 14h00 (HL), à destination du ministère de la Santé, dans le 7ème arrondissement. La manifestation autorisée par la préfecture de police se tient sous haute surveillance.

Cette manifestation est la deuxième depuis le début du Ségur. Des milliers de manifestants avaient marché jusqu’aux Invalides, le 16 juin, pour la première grande manifestation autorisée depuis le déconfinement. Des heurts avaient alors éclaté, lors de cette manifestation infiltrée par des “Black Bloc”.

Le gouvernement français avait donné, lundi 25 mai, le coup d’envoi d’une grande concertation sociale sur la réforme de l’hôpital public, une promesse du président Emmanuel Macron en pleine crise sanitaire.


Officiellement lancé le 25 mai dernier, ce “Ségur de la santé”, du nom de l’avenue parisienne où se trouve le siège du ministère des solidarités et de la santé, prendra fin vendredi prochain, par une ultime réunion.

Très attendue par le personnel soignant, cette concertation doit aboutir à une « refondation du système de santé » français et une revalorisation des conditions de travail du personnel soignant. Elle doit concrétiser également le “plan massif d’investissement et de revalorisation” promis par le Président Emmanuel Macron.

Selon les médias du pays, c’est le chef de l’Etat français qui pourrait annoncer lui-même ses arbitrages la semaine prochaine, en particulier sur les très attendues hausses de salaires.