Hypertension : Comment et pourquoi la prendre au sérieux ?

A l’occasion de la journée mondiale de l’hypertension artérielle qui a lieu le 14 mai, nous faisons un point sur cette affection cardiovasculaire. 

Près d’un tiers des Marocains souffrent d’hypertension artérielle. Selon l’OMS, dans le monde, plus d’un adulte sur trois souffre d’hypertension artérielle, ce qui fait 1 milliard et demi d’individus, c’est donc la pathologie chronique la plus fréquente.

L’hypertension artérielle se définit par une élévation trop importante de pression dans les artères, élévation qui persiste alors que le sujet est au repos.

Cette maladie, pourrait être mortelle pour les diabétiques.
La pression du sang régnant dans les artères ne doit pas dépasser généralement 140 mm de mercure (140 mmHg) au moment de la contraction cardiaque ou systole (pression artérielle systolique, PAS), c’est-à-dire au moment où le cœur se vide de ce sang. La moyenne dans ce cas est comprise entre 100 et 140 mm de mercure.
Au moment où le cœur est au repos et où il se remplit de sang, cette pression dite pression artérielle diastolique (PAD) ne doit pas dépasser 90 mm de mercure (90 mmHg).


Dans ce dernier cas, la moyenne est comprise entre 50 et 90 mm. Il existe différents degrés d’hypertension artérielle (HTA) selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La HTA lente, HTA légère, HTA modérée, HTA sévère et HTA maligne.

Il n’y a pas une cause de l’hypertension mais des causes. L’alimentation, le mode de vie,  l’âge etc… différents facteurs peuvent se combiner.

En marge de cette journée mondiale d’Hypertension artérielle, le ministère de la Santé et la Société marocaine d’hypertension artérielle ont lancé un programme de formation médicale continue à travers une quarantaine  de séminaires, dans 28 villes du Royaume.

Ce programme se penchera sur cinq axes majeurs, notamment les modalités de diagnostic, l’évaluation du risque cardiovasculaire, le traitement non-médicamenteux à travers la promotion d’un mode de vie sain, les stratégies thérapeutiques et la filière des soins.


Une activité physique régulière, une alimentation saine et équilibrée et une lutte contre toutes les formes de toxicomanie seraient favorables.

Notons que d’après l’OMS, l’hypertension se classe en seconde position, après le tabagisme sur la liste des facteurs diminuant le nombre d’années de vie en bonne santé.