Jean Boole : Les jeunes des camps de Tindouf ne se reconnaissent plus dans la vieille garde née dans le contexte de la guerre froide

Les jeunes des camps de Tindouf ne se reconnaissent plus dans la vieille garde née dans le contexte de la guerre froide, a souligné Jean Boole, expert des questions africaines en référence à la désignation par Alger d’un nouveau chef des séparatistes, qui “ne cadre pas avec l’évolution de la question”. 

“Plus ouverts, ces jeunes observent ce qui se fait ailleurs, notamment la construction de grands ensembles régionaux pour faire face aux défis de ce monde : terrorisme, environnement, sécurité et développement”, a souligné l’expert belge, notant que sur le plan international, d’abord africain, de plus en plus nombreux sont les États qui abandonnent leurs positions par rapport à la pseudo “rasd”, se rapprochant plutôt des vues du Maroc qui offre une solution révolutionnaire, celle d’accorder une large autonomie à la région du Sahara.

“C’est le triomphe de la diplomatie du Maroc sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI”, a noté M. Boole, rappelant que la communauté internationale, “même à l’ONU, tout le monde reconnait les efforts du Maroc” pour le développement de ces provinces et sa volonté de clore définitivement ce dossier en mettant sur la table une solution crédible et sérieuse.

Face à ces évolutions, “la désignation de ce pur produit de l’idéologie séparatiste est un casus belli”, a relevé cet expert des questions africaines.


M. Boole n’a pas manqué d’ironiser sur “le score stalinien” obtenu par ce pire successeur à la tête du polisario, qui en dit long sur les conditions de cette élection, tout en pointant du doigt “l’implication” de l’Algérie dans ce choix ubuesque.

Le polisario est un mouvement séparatiste crée, hébergé et financé par l’Algérie depuis 1975. Ce mouvement de mercenaires par sa revendication, soutenue par le pouvoir algérien, de création d’un État factice au Maghreb bloque toute solution du conflit et tous les efforts d’intégration économique et sécuritaire régionale.