Jean-Luc Mélenchon condamné à 3 mois de prison avec sursis

« Je porte ma condamnation pour rébellion comme une décoration » écrit le leader de la France insoumise dans un tweet après le verdict du tribunal correctionnel de Bobigny qui l’a condamné à trois mois de prison avec sursis pour « actes d’intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l’autorité publique, rébellion et provocation », lors de la perquisition agitée au siège de son parti en octobre 2018.

Le juge a suivi les réquisitions du parquet qui avait estimé, à la fin du mois de septembre, que Mélenchon avait mené « un acte de résistance violente avec usage de la force ». Pour lui, « à l’évidence, c’est un jugement politique ». Mélenchon qui a dénoncé « une comédie judiciaire pour me flétrir (…) c’est organisé pour me donner un coup, à moi et mes amis, et c’est déplorable, parce qu’il y a bien d’autres manières de me combattre. » écope en plus d’une amende de 8.000 euros.

Rappelons qu’il y a plus d’un an, plus exactement le 16 octobre 2018, les images de la perquisition agitée dans les locaux du siège du parti LFI faisaient le tour de la toile. Policiers et magistrats y étaient dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, l’une sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et l’autre sur les conditions d’emploi d’assistants d’eurodéputés de LFI. Toutes deux ont depuis été confiées à des juges d’instruction.

« La République, c’est moi ! », « ma personne est sacrée » avait crié Jean-Luc Mélenchon qui avait alors bousculé un représentant du parquet et un policier, appelant ses lieutenants à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours.


Toutefois, le chef de La France Insoumise a déclaré : « Si j’étais l’homme qu’ils ont décrit, ils auraient dû demander mon inéligibilité ou de la prison ferme. (…) Donc la relaxe serait la manière digne pour la justice de clore cette affaire. Elle n’est qu’un règlement de comptes politique du réseau d’ex-Parti socialiste [PS] de Nicole Belloubet avec les “insoumis”. »