La culture : Facteur de rapprochement entre les peuples

Nous le savons tous : la culture est au coeur de la civilisation et du développement humain. Elle nous fait espérer et rêver, elle stimule nos sens et nous offre de nouvelles ma­nières de regarder la réalité. Elle crée des ponts entre les peuples, en susci­tant le dialogue et en provoquant les passions d’une manière qui unit plu­tôt qu’elle ne divise. La tendance que nous constatons au niveau des prises de position politique et des stratégies mises en oeuvre est celle d’humaniser le développement, qui doit avoir pour finalité ultime la personne considérée dans sa dignité individuelle et sa res­ponsabilité sociale.

Agenda de l’union africaine

La Charte de la renaissance cultu­relle africaine reconnaît le rôle important que joue la culture en mobilisant et en unifiant les peuples, autour d’idéaux communs et en pro­mouvant la culture africaine pour construire les idéaux du panafrica­nisme. Le projet du Grand musée africain vise à sensibiliser les gens à la diversité des biens culturels, dy­namiques et immenses de l’Afrique, ainsi qu’à l’influence du Continent sur les diverses cultures du monde, notamment dans les domaines de l’art, de la musique, des langues, des sciences, etc…

Il constituera un centre de coordina­tion pour la préservation et la promo­tion du patrimoine culturel africain.

Maroc : La dimension culturelle au coeur du programme gouvernemental

Le Maroc croit en le destin com­mun des peuples du Sud, bénéficie d’une diversité culturelle d’excep­tion, dans la mesure où il s’agit d’un pays à la fois africain, arabe et mé­diterranéen. D’autant plus qu’il jouit d’une position stratégique qui consti­tue un autre volet du rapprochement entre le Royaume et les autres pays de l’Afrique. Chose qui l’habilite, au­jourd’hui, à jouer un rôle de passerelle entre les pays du Nord et l ‘Afrique.

Ajoutons à cela, bien évidemment que lors de son discours à Rabat le 30 août à 2013, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé les ambassa­deurs du Maroc à s’ouvrir à la coopé­ration culturelle à travers la mise en place d’une vision diplomatique glo­bale et cohérente, dédiée à l’identité culturelle marocaine et à la dimension de l’Afrique dans le cadre de la coo­pération Sud-Sud.

C’est ainsi que le Maroc s’est ou­vert à la coopération culturelle à travers la mise en place de plusieurs conventions culturelles dans les do­maines de la coopération scientifique, linguistique et en matière de cinéma.

D’ailleurs, dans son programme gouvernemental 2018-2021, le minis­tère de la Culture et de la Communi­cation a mis en place, dans le cadre du renforcement de la diplomatie cultu­relle, de la mise en valeur de l’image du Maroc et de sa culture une pano­plie d’actions en rapport avec l’in­tensification de la coopération et des échanges avec les pays du Maghreb, la participation des troupes artistiques nationales dans les festivals et évé­nements arabes et internationaux, le renforcement des activités culturelles marocaines à l’étranger, le renforce­ment des relations avec les écrivains et artistes marocains à l’étranger, la participation des écrivains marocains à des événements et des expositions à l’échelle internationale, le renfor­cement de la coopération avec les centres culturels étrangers, la multi­plication des semaines culturelles ma­rocaines à l’étranger, le renforcement des relations de coopération avec les organisations internationales d’inté­rêt culturel (UNESCO, Organisation arabe pour l’éducation, la culture et la science, Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture, etc.) et le renforcement du dialogue interculturel et religieux.

La nouvelle centralité culturelle du Maroc dérive, en effet, de son rôle économique émergent dans le marché culturel mais relève aussi de l’action conjuguée des artistes et des entrepreneurs culturels maghrébins et africains, à la recherche d’un nouvel espace refuge de création et d’inter­médiation.