La Gouvernance territoriale tributaire de l’amélioration de l’action des conseils préfectoraux et provinciaux

Gouvernance territoriale

La consécration des principes de gouvernance territoriale nécessite l’amélioration de la performance des conseils des préfectures et des provinces, sur les plans administratif et de gestion, a souligné, lundi à Rabat, Mme Zineb EL Adaoui, wali, inspecteur général de l’administration territoriale.

Dans une allocution à l’occasion d’une journée d’étude organisée par la direction générale des collectivités locales (DGCL), sous le thème “Les conseils des préfectures et des provinces et la consécration des principes de la gouvernance territoriale”, Mme El Adaoui a indiqué que la consécration de la gouvernance territoriale exige, également, une gestion efficace de ces conseils, de manière à répondre aux aspirations des citoyens, en particulier dans le domaine du développement social dans le milieu rural.

L’Inspection générale de l’administration territoriale, conformément aux compétences qui lui sont dévolues, ne ménage aucun effort pour mettre à profit les missions d’audit et de contrôle de gestion, menées conjointement avec l’Inspection générale des finances, afin d’accompagner les conseils et les orienter vers l’adoption de mécanismes de gestion rationnels.

L’Inspection veille à remplir ses missions de contrôle de la manière la plus impartiale et objective, conformément aux normes professionnelles en vigueur, a-t-elle poursuivi, notant que les fonctions d’audit ont permis d’identifier certains dysfonctionnements, pour lesquels l’inspection a formulé des recommandations appropriées et réalistes, en tenant compte des aspects juridiques.

Mme El Adaoui s’est, de même, arrêtée sur les importantes recommandations d’audit des conseils des préfectures et des provinces en 2016, soulignant la nécessité d’adopter une approche centrée sur l’audit interne, en vue de contrôler les risques et de les réduire, tout en veillant à fixer des objectifs et des priorités dans le cadre d’une planification claire et précise.


Il s’agit, également, de la mise au point d’un système de suivi des projets et programmes dans lequel les objectifs à atteindre et leurs indicateurs d’efficacité sont identifiés, a-t-elle affirmé.

Ces recommandations appellent, également, au suivi de la mise en œuvre des accords de coopération et de partenariat avec toutes les parties prenantes et de l’ensemble des mesures nécessaires pour la mise en œuvre des projets programmés et la liquidation des fonds transférés, notamment ceux relatifs aux projets déjà programmés, a fait savoir Mme EL Adaoui.

Et d’ajouter qu’après trois ans du mandat des conseils des préfectures et des provinces, ces derniers sont désormais appelés à relever le défi relatif à l’amélioration de leurs performances et à concrétiser l’efficacité dans la gestion, afin de parvenir à un développement local durable et intégré, basé sur la responsabilité et l’implication effective au service des citoyens.

De son côté, le wali, directeur général des collectivités locales, Khalid Safir a souligné que la gouvernance territoriale est une question d’actualité et revêt une importance particulière pour les responsables chargés de la gestion de ces conseils, dans le sens d’appuyer d’une manière irréversible les acquis de la décentralisation administrative et de réaliser un développement territorial durable et inclusif.


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la stratégie tracée par la direction générale des collectivités locales et de son rôle consistant à accompagner la dynamique des collectivités territoriales, le but étant de renforcer leur position en tant qu’acteurs clés du processus de développement, a noté M. Safir.

La constitution de 2011 a consacré une approche moderne dans la gestion du territoire, basée sur la décentralisation et la régionalisation avancée, surtout que les collectivités territoriales sont devenues un acteur efficace dans la mise en œuvre des politiques publiques, aux côtés de l’État, du secteur privé et de la société civile, a-t-il poursuivi, soulignant que ces principes constitutionnels ont été consacrés par les lois organiques relatives ayant élargi les compétences des collectivités territoriales, afin d’assurer la bonne gestion et la valorisation du territoire et la mise à disposition d’installations et de services publics pour améliorer les conditions de vie des citoyens.

Afin de concrétiser ces notions, M. Safir a de même rappelé la promulgation des lois organiques de manière à orienter les conseils élus dans la bonne mise en œuvre du système juridique relatif aux collectivités territoriales, mettant en avant l’impératif de consolider le développement des entités territoriales par le biais de l’intégration des divers aspects économiques, sociaux, culturels et environnementaux, avec pour objectif de répondre aux besoins des citoyens et de hisser le niveau des projets de développement local.

Cette journée d’étude, à laquelle ont pris part les gouverneurs, les présidents des conseils des préfectures et provinces ainsi que des élus a été marquée par la présentation d’un exposé relatif de à la loi organique n°112-14 relative aux préfectures et provinces, et la consécration des principes de la bonne gouvernance. Il s’agit également d’un autre exposé axé sur les recommandations d’audit formulées par l’Inspection générale de l’administration territoriale, ainsi qu’un autre relatif au réseautage et à la gouvernance territoriale, présenté par l’Association marocaine des présidents des conseils municipaux et l’association des régions du Maroc.