Lancement d’une campagne d’inscription au registre du don d’organes à Rabat

 

Une campagne d’inscription au registre du don d’organes a été lancée, au tribunal de Première Instance à Rabat, avec pour objectif suprême de répondre au besoin en termes de don d’organes et de tissus au Maroc. 

Plusieurs personnes, notamment des jeunes se sont déplacés au tribunal pour prendre part de cette initiative, organisée par la Jeune Chambre international (JCI) de Rabat, en partenariat avec l’Association marocaine de don d’organes et de tissus (AMDOT), visant à faire des dons d’organes une pratique normale permettant à toute personne, durant sa vie ou après sa mort, de donner ses organes ou ses tissus en vue de greffe pour sauver une ou plusieurs vies.

“Entre 2010 et 2015, seul 220 opérations de transplantation ont été faites au Maroc”, a regretté le chef du projet Don d’Organe Firdaous Halim, notant à cet égard que 9000 Marocains font de l’hémodialyse et sont en forte besoin d’une transplantation rénale.

“Environ une cinquantaine de donneurs ont signé aujourd’hui dans ce registre”, s’est-elle félicité, rappelant que seules 300 personnes se sont inscrites à Rabat depuis l’ouverture de ce registre en 2012.


De son côté, Said Sabri, un membre fondateur d’AMDOT a indiqué que la loi marocaine permet à chaque citoyen après son décès ou suite à une mort clinique de donner ses organes ou ses tissus en vue de greffe, au profit de patients souffrant notamment d’insuffisance rénale, de problèmes de foie, ou ceux qui ont besoin d’une cornée.

Le don d’organes est une pratique qui peine à s’ancrer au Maroc, malgré qu’il n’y a aucune interdiction, ni médicale, ni légale, ni religieuse à donner son organe, a-t-il déploré, avant d’appeler à intensifier la sensibilisation, notamment au niveau médiatique pour encourager les Marocains à être plus généreux en la matière.

Pour sa part, Maha Cheffae, une jeune donatrice, a affirmé “qu’en prenant part à cette campagne, je me suis engagée à donner mes organes après mon décès. C’est un geste que je considère noble qui peut sauver une vie ou alléger les souffrances de plusieurs personnes”. Elle a ainsi invité l’ensemble des jeunes à adhérer à cette initiative en s’inscrivant au registre des donneurs. “le projet Don d’Organes” vise à mobiliser, chaque année, une centaine de personnes à s’enregistrer au registre du don d’organes et de sensibiliser les jeunes et moins jeunes sur toutes les questions concernant les garanties légales et religieuses associées à cet acte noble.