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Le collectif de dirigeants d’entreprises touristiques lance un appel de détresse 

Le collectif de la nouvelle génération d’entrepreneurs touristiques au Maroc, a tiré la sonnette d’alarme, dans un communiqué, sur la situation du tissu industriel touristique du Maroc et a lancé, dans ce sens, un appel à une action forte du gouvernement pour éviter la détérioration du secteur et de dizaines de milliers de familles qui en dépendent.  

Le collectif a signalé dans un communiqué, l’absence totale de visibilité quant à la sortie de cette crise. Dans ce sens, il a demandé des mesures sérieuses et immédiates, pour sauvegarder l’outil de production touristique. 

Ainsi, pour la relance de l’activité touristique, le Think-tank de dirigeants d’entreprises touristiques a présenté les recommandations suivantes : 

  1. La prorogation du mécanisme de l’IF (l’indemnité forfaitaire de 2000 dirhams et les mesures liées à celle-ci) jusqu’à 3 mois minimum après la levée de l’état d’urgence sanitaire. Le communiqué explique qu’il y a unanimité sur la durée de la crise et la lenteur de la reprise. « Ceci est un minimum, réaliste, réfléchi et objectif. C’est l’exacte même logique “d’aide à la reprise” que celle qui a prévalu au 2eme semestre 2020. A défaut, les faillites vont s’accélérer et les licenciements – évités depuis 15 mois ! – s’imposer. » lit-on dans le communiqué.

  2. La prolongation pour l’ensemble des employés du secteur, des reports de crédits et de traites jusqu’à la levée de l’état d’urgence sanitaire. « Actuellement, les salariés du secteur font face à une double peine : une réduction de leur revenu, au mieux à 50% (…) et la poursuite des prélèvements bancaires pour leurs traites avec les agios et les frais d’impayés qui s’accumulent. Les indemnités forfaitaires de la CNSS sont virées sur leur compte et prélevées immédiatement par les banques, ne laissant de fait les salariés sans aucun revenu disponible pour survivre pendant cette période ».  A ce titre, le collectif demande à ce qu’un accord soit trouvé entre le GPBM et Bank Al Maghrib pour soulager ces salariés de cette pression additionnelle. « A défaut, ces salariés changeront de secteur et l’industrie perdra une expertise indispensable au redémarrage de l’activité ».

  3. La levée totale des restrictions de la circulation inter-régionale. 

  4. La réouverture du trafic international graduellement et par étape en priorisant les vaccinés et, en sus et à défaut, les tests PCR négatifs – à partir du 15 Juin 2021. Le tout à annoncer sans délai et à l’avance de sorte à permettre à tous les maillons de la chaîne (nationaux et étrangers) de se reprogrammer pour ces échéances, indique le communiqué. « 30 à 60 jours de délai à partir de l’annonce publique sont un minimum pour “réamorcer la pompe”. L’annonce d’un rétro-planning sur 30 à 60 jours ne signifie pas son immuabilité en toutes circonstances. Voir les exemples des Royaume-Uni, France, Espagne, etc. Une annonce forte aujourd’hui n’empêche pas un ajustement ultérieur si les circonstances à venir devaient l’exiger. »

  5. La vaccination priorisée des salariés du secteur. « A commencer par ceux déclarés à la CNSS : en dehors de l’efficacité objective de la mesure, il y a un effet de communication vis-à-vis du marché international qui positionnera le Maroc comme pays à la pointe de la gestion de la Covid et donc comme une destination prioritaire pour un tourisme en sécurité », explique le communiqué.

  6. Enfin, « l’arrimage du Maroc aux mécanismes du Pass sanitaire de l’UE, afin de pouvoir s’intégrer dans le circuit général de programmation des compagnies aériennes et tour-opérateurs internationaux ».  

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