Le délire de RSF contre le Maroc ou comment est instrumentalisée l’affaire Raissouni

Raissouni

Par Hassan Benali

Christophe Deloire, secrétaire général de l’association Reporters sans frontières (RSF) ne croit pas si bien dire : il somme « les autorités marocaines à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la protection du journaliste Suleiman Raissouni ».

L’interpellation est à peine un air de menace, lancé à l’endroit de tout un Etat. Dans son élan solidaire exprimé à Paris dans une affaire qu’il ne maîtrise pas ou simplement du bout de la lorgnette, il parle « d’une campagne de diffamation relayée par les médias en ligne proches des services de renseignement ».

A l’évidence, toute l’affaire de Raissouni se résume à ses yeux à une « campagne de diffamation » d’un journaliste, lequel est mis en cause par un jeune homme qui l’accuse de l’avoir violé il y a deux ans et qui ne veut plus garder le silence. Que l’organisation RSF , encore une fois, instrumentalise cette affaire pour porter atteinte au Maroc n’étonnera que les néophytes, peu habitués à vrai dire aux sarcasmes et aux coups bas dont elle est devenue l’officine. Il importe de souligner d’emblée le paradoxe ahurissant dont elle fait preuve, à l’encontre des proclamations vertueuses de Christophe Deloire qui se veut le parangon de la justice et de l’éthique : il préfère sacrifier un membre de la communauté gaye pour soutenir un violeur avéré, n’accordant aucune clémence un tant soit peu humaine au premier et se faisant l’avocat pro domo du second qui n’en est pas à ses premières frasques.

Le parti pris de RSF contre le Maroc ne date pas d’hier, il est consubstantiel à sa nature. Autrement dit, il procède d’une posture idéologique de principe contre le modèle démocratique du Royaume, ses avancées considérables et, qu’il le veuille ou non, l’ancrage dans l’Etat de droit. Au risque de se contredire gravement, le secrétaire général de RSF se fait la caution intellectuelle d’un violeur à la fois de l’ordre moral et de l’éthique, de l’intégrité physique d’un citoyen affaibli par son statut – que la communauté LGBT défendrait volontiers – et que Christophe Deloire a choisi a contrario de mépriser au point de le livrer aux ogres du sadisme et, au-delà,  de l’islamisme politique.


Mais encore une fois, le parti pris de RSF vise d’abord et essentiellement le Maroc et ses institutions. Et jusqu’à nouvel ordre, ses campagnes antimarocaines ont pour objectif essentiel de dénigrer tous les efforts déployés par notre pays pour consolider les fondements d’une démocratie sur le fronton de laquelle est inscrit, disons gravé la défense des droits de l’Homme et des libertés. Les campagnes de RSF se sont apparentées constamment à des propagandes insidieuses, constituant à coup sûr des prétextes pour fourvoyer l’opinion, et dénigrer nos institutions. Christophe Deloire peut sommer tant que cela lui chante les « autorités marocaines » , jouer le prophète des causes perdues, il ne pourra jamais se substituer à la justice du Maroc, qui est indépendante et implacable.

Depuis sa création en 1985 , l’organisation RSF n’a jamais obéi à la loi de l’objectivité vis-à-vis du Royaume du Maroc, ni s’est soumise à la règle de l’honnêteté tout court. Ces derniers temps, elle n’a eu de cesse d’inventer des affaires, les unes plus inconsistantes que les autres : quand ce n’est pas l’épisode du photographe de Tiflet, c’est les frasques de la journaliste dénommée – quel surprenant hasard – Raissouni, du même groupe de presse, ou encore d’autres cas comme celle de l’AMJI , Freedom Now , financée par des apports extérieurs notoires et j’en passe…Il n’y a aucune raison raisonnable que RSF se substitue aux Etats indépendants pour leur dicter leur conduite. En mars 2008, l’UNESCO lui a retiré son soutien et dénoncé le comportement de ses dirigeants en raison de « fautes réitérées d’éthique commises par RSF dans le seul but de discréditer un certain nombre de pays ».

Le financement de RSF relève d’une opacité on ne peut plus gravissime. Des groupes comme Open Society Institute de George Soros, The Center for a Free Cuba, le Département d’Etat américain et autres lui accordent de significatifs financement avec cette exigence de tailler des croupières à certains pays. Le fondateur de RSF, qui n’est que Robert Menard, s’est transformé aujourd’hui en un porte-parole de l’extrême droite française, élu maire de Béziers sous la bannière du Front national de Marine Le Pen. Les sentiers secrets qui servent de terrain à l’acharnement de cette organisation, dont on pouvait espérer qu’elle défendrait rigueur et objectivité, contre le Maroc est tout simplement un enjeu politique. C’est l’immoralisme d’un Christophe Deloire érigé en slogan.