Le projet de loi de finances 2024 propose la création de 30 000 postes financiers

Le gouvernement a soumis aujourd’hui le projet de loi de finances pour l’année 2024 à la Chambre des Représentants, conformément aux dispositions de l’article 48 de la loi réglementaire relative aux finances. Le projet de loi, qui sera présenté devant les deux chambres du Parlement, prévoit la création de 30 034 postes financiers pour l’exercice 2024, répartis entre les ministères et les autres institutions.

 

Parmi les postes financiers proposés, 100 seront destinés au chef de gouvernement. Celui-ci sera habilité à répartir 500 autres postes entre différents ministères ou institutions, dont 200 seront destinés aux personnes handicapées.

Le projet de loi de finances propose également la création de 250 postes financiers pour les attachés judiciaires qui réussissent l’examen final et sont nommés juges de la magistrature. De plus, 250 postes seront spécifiquement attribués aux attachés judiciaires qui occupent actuellement des postes financiers au ministère de la Justice, avec une date limite au 31 décembre 2023. Enfin, 300 postes seront exclusivement réservés aux attachés judiciaires ayant réussi le concours avant cette date.

Le ministère de l’Intérieur est le principal bénéficiaire du projet de loi de finances, avec une allocation de 7 944 postes. L’Administration de la Défense Nationale obtient quant à elle 7 000 postes, suivie du ministère de la Santé et de la Protection Sociale avec 5 500 postes. Puis, le ministère de l’Économie et des Finances obtient 2 600 postes, et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation se voit attribuer 2 349 postes.

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D’autres ministères et institutions bénéficient également d’une allocation de postes financiers, notamment la Commission générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (1 000 postes), le ministère de la Justice (155 postes), le ministère des Dotations et des Affaires islamiques (400 postes), le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports (384 postes) et le ministère de l’Equipement et de l’Eau (250 postes).

Le projet de loi de finances attribue également des postes aux ministères de l’Agriculture, de la Pêche, du Développement rural, des Eaux et Forêts (210 postes), à la Cour Royale (200 postes), au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger (135 postes), au ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (110 postes), à l’aménagement du territoire national, à la reconstruction, à la politique du logement et de la ville (80 postes), à la présidence du gouvernement (100 postes), au ministère de la Transport et Logistique (50 postes), aux tribunaux financiers (60 postes), et au Haut-Commissariat au Plan (60 postes).

Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat, de l’Economie sociale et solidaire obtient 60 postes, le ministère de l’Investissement et le ministère de la transition numérique obtiennent 65 postes, tandis que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable obtient 50 postes et le ministère de l’Industrie et du Commerce se voit attribuer 40 postes.

Le projet de loi de finances réserve également des postes aux deux chambres du Parlement (40 postes répartis à parts égales), au Ministère de la Solidarité (30 postes), au Secrétariat Général du Gouvernement (20 postes) et à la Commission Nationale pour l’Intégrité, la Prévention et Lutte contre la corruption (35 postes).

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