L’OTAN salue l’accord de partage du pouvoir en Afghanistan

OTAN

L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a salué l’accord de partage du pouvoir conclu dimanche entre le président afghan Ashraf Ghani et son rival politique Abdullah Abdullah après plusieurs mois de crise politique autour des résultats du scrutin présidentiel du 28 septembre.

“Je salue la décision prise par les dirigeants politiques afghans de résoudre leurs différends et de former un gouvernement inclusif”, a affirmé le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, dans un communiqué.

Notant que cette décision intervient en pleine crise de la pandémie de COVID-19 et dans un contexte de “violence persistante des talibans contre leurs concitoyens afghans”, M. Stoltenberg a souligné qu’”il est plus important que jamais que tous les dirigeants afghans s’unissent et œuvrent à l’instauration d’une paix durable en Afghanistan”.

“Toutes les parties devraient saisir cette occasion sans précédent de paix”, a insisté le chef de l’Alliance atlantique qui appelle notamment les talibans à “respecter leurs engagements, à réduire la violence maintenant, à participer aux négociations intra-afghanes et à faire de véritables compromis pour une paix durable et au profit de tous les Afghans”.

Dans l’attente d’”un accord global qui met fin à la violence” dans le pays, M. Stoltenberg a réitéré l’engagement des alliés et des partenaires de l’OTAN qui “restent fermement attachés à la sécurité et à la stabilité à long terme de l’Afghanistan”, aussi bien à travers leur mission de formation Resolute Support que sur le plan de financement.


Le nouvel accord de partage du pouvoir, signé entre le président afghan Ashraf Ghani et son rival politique Abdullah Abdullah, est perçu comme une avancée dans la perspective de mettre fin à une longue crise politique en Afghanistan.

Début mars, MM. Ghani et Abdullah s’étaient tous deux déclarés présidents le même jour au même endroit. M. Ghani a été reconnu par la communauté internationale.

M. Abdullah, un ophtalmologue, avait annoncé le 1er mai un “accord provisoire” avec le président Ghani, un ancien économiste de la Banque mondiale.