Lydec : Le devoir d’apporter des solutions

Lydec

« Nous ne sommes pas responsables de la pluie qui tombe mais nous avons le devoir d’apporter des solutions » a souligné le DG de la Lydec lors d’une sortie médiatique suite aux fortes précipitations qu’a connues la ville de Casablanca.

En effet, la métropole a connu depuis le 5 janvier de fortes précipitations qui ont impacté le réseau du transport et ont entrainé des dégâts matériels importants, révélant la vulnérabilité de l’infrastructure de la métropole.‎ C’est ce qui a appelé à tenir un point de presse, destiné à faire le point sur les actions menées par le délégataire de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement face aux dernières intempéries et en vue d’expliquer les engagements et les moyens mis en œuvre pour faire face aux inondations provoquées par ces pluies.

A cette occasion, Jean-Pascal Darriet, DG de Lydec et Saad Azzaoui, directeur maîtrise d’ouvrage ont expliqué les principales causes de ces inondations et les besoins actuels en investissements pour faire face à toutes les anomalies à temps.

« Nous avons atteint 250 mm en 7 jours, soit plus que la pluviométrie qu’a connu la ville sur toute l’année dernière, qui était à 218 mm », a indiqué Saad Azzaoui. Et pour expliquer les causes derrières les inondations provoquées dans la métropole, Azzaoui a précisé que « la restructuration des infrastructures et les travaux d’assainissements qui s’opèrent à l’intérieur et à l’extérieur de la ville de Casablanca sont parmi les changements qui ont provoqué la situation actuelle ».


Par ailleurs, le directeur maîtrise d’ouvrage a mis en évidence la fragilité des réseaux d’assainissement urbains, qui nécessitent « des renforcements » soulignant que « dans le cadre de l’élaboration du plan de développement du Grand Casablanca, nous avons validé, en 2014 avec les autorités les besoins d’investissements concernant l’assainissement pluvial qui s’élève à 15 Mds de DH »,

Concernant les solutions envisagées, le directeur MO a rappelé l’importance de « l’harmonisation des périmètres de distribution d’eau et d’électricité » qu’il faut développer, notant qu’aujourd’hui, les gens qui habitent dans les communes de Dar Bouazza, Bousekoura, Mediouna,… continuent de recevoir deux factures, la première, relative à l’électricité de l’ONEE et la deuxième à l’assainissement de la Lydec.

Pour sa part, Jean-Pascal a signalé l’insuffisance des ressources d’investissement, « on est train de réviser nos capacités d’investissement », a-t-il noté. Et d’ajouter que « La ville de Casablanca est en pleine croissance et évolue plus vite que les réseaux d’assainissement pluviale ». Il a insisté également sur la nécessité d’accélérer les programmes d’investissement et de chercher d’autres ressources complémentaires pour régler tous les points de débordement.

A noter que la société travaille jusqu’à aujourd’hui sur la reconstruction et la limitation des dégâts dans les lieux impactés par les pluies torrentielles.