Pandémie: Boris Johnson espère “un retour à la normale” à partir de novembre

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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé vendredi les prochaines étapes clés du déconfinement au Royaume-Uni, disant espérer un “retour à la normale au plus tôt à partir de novembre, peut-être à temps pour Noël”.

Intervenant lors d’une conférence de presse à Downing Street, M. Johnson a, par ailleurs, indiqué qu’à compter de samedi, les autorités locales auront de nouveaux pouvoirs qui les autoriseraient à fermer des locaux spécifiques, fermer des espaces extérieurs et annuler des événements.

Reconnaissant que les restrictions ciblées pourraient être “difficiles à vivre” pour les gens, le Premier ministre a détaillé une feuille de route de déconfinement en Angleterre au cours des prochains mois, basée sur une action plus localisée dans la lutte contre le virus.

Lors de son intervention M. Johnson s’est montré plutôt optimiste pour le futur. “J’espère vivement et sincèrement que nous pourrons supprimer les mesures extraordinaires” mises en place pour contenir l’épidémie” et permettre un vrai retour à la normale au plus tôt à partir de novembre”, a-t-il dit.

Le dirigeant conservateur a, par ailleurs, encouragé les Anglais à reprendre les transports en commun dès vendredi et les a incités à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, en s’en remettant aux employeurs pour déterminer si les salariés doivent poursuivre le télétravail ou revenir dans un environnement de travail conforme aux recommandations.


Par ailleurs, les patinoires, bowlings, salons d’esthétique et salles de spectacles rouvriront dès le 1er août, tandis que les écoles, collèges et systèmes de garde pour enfants reprendront du service à plein temps à partir de septembre. Les cérémonies de mariage rassemblant jusqu’à 30 personnes seront autorisés quant à elles dès l’automne au même titre que les conférences et les événements dans les stades.

M. Johnson a cependant précisé que ce calendrier reste “conditionnel” et sa mise en oeuvre dépend de l’évolution de la pandémie.

“Si nous continuons à nous serrer les coudes comme nous l’avons fait jusqu’ici, je sais que nous pouvons vaincre ce virus”, a-t-il estimé, précisant “espérer le meilleur scénario, mais se préparer pour le pire”.

Le gouvernement britannique a été longtemps critiqué pour sa réponse tardive à la pandémie qui a causé le décès de près de 50.000 personnes, faisant du Royaume-Uni le pays le plus durement touché par le coronavirus en Europe.