Poursuite de l’afflux massif de clandestins algériens sur les côtes espagnoles

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L’arrivée massive de migrants algériens sur les côtes espagnoles, notamment celles de Murcie, d’Alicante et d’Almeria, a pris de l’ampleur ces dernières semaines suite à une augmentation notable du nombre de clandestins et d’embarcations interceptés par les autorités compétentes.

Selon la Garde civile espagnole et les services de la Croix rouge, une trentaine de migrants de nationalité algérienne ont été interceptés entre dimanche et lundi à bord de deux embarcations pneumatiques sur les côtes d’Alicante.

La première embarcation transportant 14 migrants clandestins a été localisée au niveau de la plage d’Albir, alors que la deuxième avec 15 clandestins à bord a été interceptée près de la côte de Xàbia, précisent les mêmes sources.

Fin juillet dernier, pas moins de 497 migrants clandestins algériens, dont des femmes, des mineurs et des bébés, ont été interceptés sur les côtes espagnoles en trois jours à bord d’une quarantaine d’embarcations pneumatiques.

L’arrivée massive de migrants clandestins de nationalité algérienne sur les côtes espagnoles préoccupe de plus en plus les autorités locales de Murcie, Almeria et Alicante qui évoquent des “problèmes humanitaires et de graves préoccupations sécuritaires”.


Pour faire face à cette situation, plusieurs opérations ont été menées dernièrement par les services sécuritaires espagnols contre les mafias et les passeurs de migrants algériens, ce qui a permis le démantèlement de réseaux de trafic d’êtres humains et l’interception d’embarcations utilisées dans les opérations d’immigration clandestine en provenance de l’Algérie.

La Garde civile espagnole a annoncé, en mai dernier, avoir arrêté 11 membres présumés d’une organisation qui introduisait clandestinement, par voie maritime, en Espagne des migrants en provenance d’Algérie.

Le réseau, installé à Oran (nord-est de l’Algérie) et dans la province d’Almería (sud), a fait entrer, en seulement deux jours, en Espagne 126 migrants algériens, dont des mineurs, des femmes enceintes et une personne en situation de handicap, avait précisé la même source dans un communiqué.