La Pré-COP de la région Rabat-Salé-Kenitra s’engage à intégrer la gestion des impacts négatifs des changements climatiques dans le programme de développement régional

 

 La conférence préparatoire du Sommet du climat (Pré-COP) de la région Rabat-Salé-Kenitra (RSK), dont les travaux ont pris fin, mardi à Rabat, s’est engagée à intégrer la dimension régionale et la gestion des impacts négatifs des changements climatiques dans le programme de développement de la région et le schéma régional d’aménagement du territoire.

Dans la “Déclaration de Rabat-Salé-Kenitra”, ayant sanctionné les travaux de cette conférence, le Conseil de la Région, élus et autorités, commission régionale des droits de l’Homme, confédération marocaine pour une justice climatique, établissements publics, services déconcentrés des ministères, universités, instances de gouvernance, société civile, acteurs économiques et experts, se sont engagés à œuvrer pour construire des politiques territoriales à dimension écologique et des programmes intégrés pour l’utilisation des leviers de développement dans plusieurs secteurs.

Ils se sont dits prêts, dans le cadre d’une démarche participative, à mobiliser la société civile et l’ensemble des acteurs, au niveau de la Région, pour la sauvegarde de l’environnement et des richesses naturelles, l’encouragement de l’efficience énergétique et l’utilisation des énergies renouvelables.

De même, ils ont mis l’accent sur la nécessité de mettre en place une plateforme d’échange d’idées, d’expériences et d’expertises dans les domaines se rapportant aux changements climatiques, à la sauvegarde de l’environnement et au développement durable à même de constituer une force de proposition au service du programme de développement régional dans ces domaines.

Les parties prenantes de la région se sont engagées, par ailleurs, à organiser une rencontre régionale périodique avant la tenue de chaque sommet de la COP pour suivre les réalisations au niveau de la Région dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques et le développement durable.


Ils ont fait part de leur détermination à œuvrer avec l’ensemble des acteurs, pour ériger la Région RSK au rang des régions modèles, aux niveaux national, africain et international, en matière de réduction de la pollution de l’environnement, d’adaptation aux effets négatifs des changements climatiques et de développement durable, outre la promotion de l’implication des acteurs de la Région dans le plan d’action mondial pour le climat.

Il s’agit aussi d’encourager les recherches scientifiques appliquées, les initiatives et les projets à dimension environnementale ou s’inscrivant dans le cadre du développement intégré et durable et de développer la coopération internationale décentralisée et universitaire, particulièrement dans les domaines de la sauvegarde de l’environnement, du suivi des indicateurs climatiques et environnementaux, de la gestion des impacts négatifs des changements climatiques, de l’économie verte et du développement intégré et durable.

Ces engagements ont été pris sur la base des recommandations des rapporteurs des 16 ateliers tenus lors de ces journées et qui ont mis l’accent, notamment, sur la mise en place d’une politique territoriale intégrée et d’une stratégie inclusive tenant en compte au niveau de la région de la dimension environnementale et des objectifs du développement durable. La cérémonie de clôture de cet événement régional (10-11 octobre), auquel ont pris part 700 associations et près de 3.000 participants, a été marquée par la remise de médailles et trophées aux différents participants en signe de reconnaissance pour leurs efforts déployés, implication, innovation pour sensibiliser les acteurs régionaux aux problématiques liées aux changements climatiques et à l’impératif d’adopter de bonnes pratiques régionales et citoyennes à même de lutter contre ce phénomène.

Cette conférence s’est articulée autour de seize ateliers traitant de plusieurs thématiques en relation avec les changements climatiques tels que les droits environnementaux, les droits humains, l’éducation, l’aménagement du territoire, le développement durable, le transport, l’agriculture, la diversité biologique, la problématique de l’eau et de la gestion des déchets, ainsi que les aspects liés à la santé.