Protection sociale : un chantier multidimensionnel tourné vers le développement inclusif

Le projet de généralisation de la protection sociale, lancé par SM le Roi Mohammed VI, est un chantier multidimensionnel tourné vers le développement inclusif, a souligné le président du think-tank “NejMaroc”, basé à Mexico, Mohamed Badine El Yattioui.

“Nous assistons à la suite logique des annonces royales du discours du Trône de 2020. Tout cela démontre une fois de plus le leadership du Souverain qui a donné l’impulsion nécessaire à ce chantier”, a déclaré à la MAP M. El Yattioui qui préside ce centre marocain de recherche sur la globalisation.

SM le Roi, a-t-il dit, confirme que le citoyen est au centre de toutes les priorités, un constat qui démontre la vision à long terme du Souverain et Son rôle de garant de la cohésion de la société marocaine.

Toutes les franges de la société doivent participer à la réussite de ce grand projet sociétal dans l’ambition de protéger les catégories défavorisées comme il se doit, a-t-il relevé. La société civile est, selon lui, appelée à jouer son rôle, particulièrement dans la phase de la mise en œuvre, l’objectif étant l’universalité de la protection sociale.

Tout en rappelant la complexité de la période actuelle sur fond de la pandémie et ses conséquences économiques et sociales, M. El Yattioui a souligné que cette réforme d’envergure nécessite la modernisation du système de gouvernance du secteur public afin de le rendre plus efficace et plus efficient.


La question de la performance, a-t-il poursuivi, doit désormais être au cœur de l’action publique, en consacrant notamment une culture du résultat au sein de l’administration afin de répondre aux attentes des citoyens.

De l’avis de M. El Yattioui, l’enjeu est de taille et pourrait permettre une réduction significative du secteur informel et la mise en place d’un nouveau “contrat social”. Le gouvernement et les partenaires sociaux devront faire preuve de pragmatisme afin de créer des mécanismes de gestion cohérents et efficaces.

L’ambition, a-t-il fait observer, est de hisser le Royaume au rang des pays émergents, à travers une gouvernance plus efficace basée sur la reddition des comptes et l’évaluation régulière des politiques publiques.

Pour y parvenir, les financements étrangers et les compétences internationales notamment seront d’une importance indéniable dans la mise en œuvre de ce chantier “immense mais nécessaire”, a-t-il conclu.


Avec MAP