Stelia Aerospace investit 40 millions d’euros dans sa seconde usine Maroc

 

Filiale de l’avionneur français Airbus, Stelia Aerospace Maroc, vient de lancer la construction de sa seconde unité industrielle basée à Casablanca. Installée dans la plateforme MidParc à Nouaceur, à quelques kilomètres de la métropole, cette deuxième usine nécessitera un investissement de 40 millions d’euros  et permettra la création à terme de 400 à 500 emplois.

Sanae TalebReposant, essentiellement, sur la sous-traitance, le secteur aéronautique au Maroc emploie, aujourd’hui, environ 11. 000 personnes. Le secteur est placé, depuis quelques années, sur les radars des grands constructeurs mondiaux, séduits d’abord, par le coût de la main d’œuvre marocaine qualifiée et les facilités du gouvernement qui espère développer plusieurs écosystèmes autour des métiers aéronautiques.

Présent, ce mercredi 02 décembre, lors de la pose de la première pierre de la nouvelle usine, Moulay Hafid Elalamy, le ministre de l’Industrie a souligné que  l’activité du groupe Stelia Maroc «  centrée sur l’assemblage d’aérostructures contribuera, indéniablement, à la montée en puissance de l’écosystème « Assemblage », lancé en juillet dernier dans le cadre de la nouvelle stratégie industrielle. Le ministre a  rappelé, dans ce cadre, que cette usine sera spécialisée dans l’activité métallique et plus exactement, dans l’assemblage de sous-ensembles aéronautiques complexes non seulement pour les programmes série Airbus, A320, A330 et ATR mais, également, l’A350 et le Global 7000/8000 de Bombardier.

Cédric Gautier, président de Stelia, a expliqué pour sa part que « s’étendant sur une superficie de plus de 15.000 m2, cette usine permettra de compléter les infrastructures actuelles de Stelia Maroc ». A terme, 400 à 500 salariés y assureront l’assemblage de sous-ensembles aéronautiques complexes portant le nombre total d’employés Stelia Aerospace au Maroc à plus de 800. Gautier a affirmé que le destination Maroc est, d’ores et déjà, inscrite dans la carte mondiale de la construction aéronautique et qu’elle peut se prévaloir de véritables centres d’excellence offrant de grandes perspectives d’avenir et de croissance aux opérateurs de l’aéronautique. Au-delà de la participation à l’activité de l’écosystème « Assemblage », le ministre du Commerce, de l’Industrie, des Investissements et de l’Economie numérique a mis l’accent, par ailleurs, sur la volonté partagée avec Stelia Aerospace d’œuvrer, conjointement, à réunir l’ensemble des conditions pour structurer autour du groupe un écosystème global fédérant plusieurs sous-traitants et fournisseurs. Le secteur s’est fixé l’objectif d’atteindre un taux d’intégration local de 35% d’ici 2020.