Le succès diplomatique de la COP 21 met le Maroc devant de grandes responsabilités pour mettre en application l’Accord de Paris

Le succès diplomatique de la COP 21 met le Maroc devant de grandes responsabilités pour mettre en application l’accord de Paris, en livrant des projets concrets et en essayant de maintenir cet esprit de Paris avec une mobilisation universelle répondant aux problématiques environnementales du quotidien, a indiqué le commissaire général de la COP 22 Abdeladim Lhafi.

Lors d’une allocution à l’occasion de l’inauguration, mercredi, de l’exposition “Cap sur la COP22”, sur les Quais de la Seine, qui s’est déroulée en présence notamment de la ministre française de l’environnement Ségolène Royal, du président de la Région Casablanca-Settat , Mustapha Bakkoury, président de MASEN , de la maire de Paris Anne Hidalgo et de l’ambassadeur du Maroc en France Chakib Benmoussa, M. Lhafi s’est réjoui de l’excellente coordination et de la coopération fructueuse entre les présidence française et marocaine de la COP pour concrétiser l’accord de Paris.

Le projet commun de la sauvegarde de la planète doit être porté par l’ensemble des partenaires internationaux, non seulement au niveau des négociations mais en associant tous les acteurs de la société civile, les élus et les territoires pour mettre en œuvre et contribuer à cette grande aventure historique, a relevé le commissaire général de la COP 22.

Il a souligné, par ailleurs, que la Conférence de Marrakech sur le climat se prépare dans de bonnes conditions et que le projet est en train de se mettre en place. “Nous sommes à moins de deux mois de cette échéance, tous les indices montrent que cette mobilisation universelle continue”, a-t-il indiqué, se félicitant des signaux qui ont été portés ces dernières semaines, notamment au niveau des ratifications d’un certain nombre de grands pays émetteurs de gaz à effet de serre.


Nous espérons qu’avec la COP de Marrakech, nous pourrions livrer ce signal politique très fort pour montrer que le monde reste mobilisé pour cet objectif commun”, a-t-il dit, soulignant que la COP 22 qui se tient en terre d’Afrique, a une sensibilité particulière pour les pays du sud principalement en ce qui concerne les questions d’adaptation.

Faisant état des espoirs que fondent les pays les plus vulnérables de la planète sur la conférence de Marrakech, il s’est dit convaincu qu’il y aura un certain nombre de livrables lors de la COP 22 sur les plans de la sécurité alimentaire, de la gestion du risque, de la problématique de l’eau et des énergies renouvelables.

“Le Maroc a l’ambition d’être une plateforme d’une dimension internationale qui permet à cette coopération Sud-Sud de prendre forme”, a fait remarquer le Commissaire général de la COP 22, soulignant que la réussite de cet événement planétaire repose sur l’engagement et la responsabilité de tous les acteurs internationaux impliqués dans la protection de l’environnement.

Pour sa part, Mme Ségolène Royal a indiqué que les présidences françaises et marocaines de la COP mènent un combat pour les ratifications de l’Accord de Paris, espérant qu’il entrera en vigueur avant la fin de l’année, avec les ratifications de 55 Etats représentant 55 % de l’émission de gaz à effet de serre.


« C’est notre combat de tous les jours. J’espère que nous aurons le plaisir de transmettre au Maroc le flambeau en lui donnant le bonheur de commencer la COP 22 avec l’application opérationnelle de l’Accord de Paris». Et de conclure que la COP 22, comme le veut le Maroc sera celle de l’action et des projets concrets en faveur de la protection de la planète contre le réchauffement climatique.

A moins de deux mois de l’ouverture de la Conférence de Marrakech sur le climat, L’exposition “Cap sur la COP22”, organisée par la Ville de Paris avec de nombreux partenaires, met en valeur l’action des villes, des citoyens et des entreprises au quotidien pour construire une ville durable. Cette manifestation propose une déambulation à travers des expositions qui mettent en exergue les avancées obtenues avec l’Accord de Paris et les défis qu’il reste à relever à l’aube de la COP22, notamment les solutions proposées par Paris et les villes-mondes pour construire la ville de demain.

L’interdiction de la circulation automobile sur les berges de la Seine rive droite fait partie de ces solutions. La mesure a été plébiscitée par les Parisiens et par un automobiliste parisien sur deux. Ce projet capital pour améliorer le cadre de vie et la qualité de l’air à Paris, a également reçu de très nombreux soutiens à travers le monde, notamment Bill de Blasio, Maire de New-York, ou encore Sadiq Khan, Maire de Londres, qui prévoit de piétonniser plusieurs rues de Londres avec le même objectif d’amélioration du cadre de vie et de la qualité de l’air.