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Tebboune et cette grave maladie appelée « Maroc »

Certes, après chaque maladie qui menace d’être grave, il y a souvent un temps d’attente de diagnostic et de confrontations d’avis. Vient alors l’incertitude et l’impatience d’être fixé. Mais une fois que le verdict tombe, c’est le choc pour le malade et pour ses proches. L’émotion est alors à son comble parce qu’il y a toujours cette dimension de traumatisme et de crainte qui appelle l’empathie et la compassion de l’entourage.

Sauf quand le patient est appelé Abdelmajid Tebboune et que son mal rongeant s’appelle « Maroc« . Mais là on ne peut qu’en rire à gorges déployées au risque de paraître inhumain. Le pauvre porte le mal de l’antimarocanisme en lui et du coup, la gangrène est tellement ancrée que les métastases le dévorent et se projettent sur son entourage dont elles franchissent aisément les cœurs oubliant qu’on meurt à petit feu de ces maladies incurables qui rongent de l’intérieur. De plus en plus, sa haine se répand comme de mauvaises herbes qui se sont semées à la volée, poussent, se ressèment et se propagent, multipliant leurs tentacules et les emmêlant à en créer des monstres. Les symptômes de cette maladie grave ? Utilisation excessive du verbe « accuser », voir dans les couleurs rouge et verte l’incarnation du mal, se sentir en perpétuelle rivalité avec le Maroc, alors que toute comparaison n’est pas raison sans parler d’autres signes qui apparaissent au fur et à mesure que la fébrilité s’accentue.

Il faut dire que depuis quelques mois déjà, l’état du président algérien a connu une grave dégradation si bien que la névrose obsessionnelle est plus qu’avérée et les images du Maroc et de son Roi sont devenues intrusives et obsessionnelles. A ce stade de la maladie, les crises deviennent récurrentes et la dernière en date est celle qui s’est manifestée par la énième accusation du Maroc par le chef d’État algérien, cette fois-ci, en persistant à pointer le Royaume qui protégerait, selon lui, le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, qu’Alger a classé comme une organisation terroriste. On sait ses compulsions chroniques mais à la longue cela devient pathétique et le président Tebboune s’agrippe au seul « motif d’existence » qu’il trouve : nuire au Maroc. C’est ainsi qu’au cours d’une sortie face à la presse algérienne, il a encore une fois accusé le Royaume de soutenir le MAK. « Le Maroc est partie prenante des agissements du MAK » avait-il déliré. Faut-il rappeler que les autorités algériennes avaient pointé du doigt le Maroc et Israël d’être à l’origine des incendies à Tizi-Ouzou ? Un autre délire était celui d’accuser le Royaume d’avoir été impliqué dans le lynchage à mort d’un activiste lors de ces incendies qui avaient ravagé une partie de la Kabylie.

C’est dire que le cas de Tebboune est vraiment grave et qu’en dépit des mesures prises pour atténuer ses crises de névrose, rien n’y fait. Pourtant, il a rompu les relations diplomatiques avec Rabat, fermé son espace aérien aux avions du Maroc, mis officiellement fin aux fonctions de son ambassadeur au Maroc.

D’ailleurs, à parcourir les titres des médias algériens, on a l’impression que le terme « accuser » est usé et épuisé tellement il devient associé au mot « Maroc« . « L’Algérie accuse le Maroc d’avoir provoqué les incendies », « L’Algérie accuse le Maroc d’être à l’origine de ses incendies », « L’Algérie accuse le Maroc d' »actes hostiles« , « Alger accuse le Maroc et des indépendantistes kabyles d’être derrière les incendies »,  « Incendie en Algérie : Le gouvernement accuse le Maroc et décide de revoir leurs relations », « Algérie : le chef de l’armée accuse le Maroc de régime expansionniste et de conspiration « ….

C’est dire que pour se faire une bonne conscience, la meilleure recette des voisins est d’accuser le Maroc. Le jour où ils ne pourront plus le faire, pour peu qu’ils ne s’en prennent pas au bon Dieu pour lui reprocher leur mauvais sort. Finalement, c’est drôle cette audace que le président algérien et ses caporaux ont de mettre tous leurs maux sur le dos du Maroc alors qu’ils n’ont vraiment pas besoin de quelqu’un pour le faire tellement ils y arrivent facilement sans l’aide de personne. C’est à croire que les dirigeants algériens se sont transmis leur obsession à l’encontre d’un ennemi qu’il faut mettre à plat quels que soient les moyens utilisé.

Et dire que le Maroc se presse toujours de proposer ses services et son aide à un voisin aigri, de mauvaise foi, qui voit le mal partout.

Or en indexant le Maroc, Abdelmajid Tebboune croit détourner l’attention de son peuple et du monde entier du  chaos où il a plongé son pays, allant même jusqu’à annoncer que « 97% des Fake news pour déstabiliser son pays proviendraient du Maroc, en collaboration avec Israël« . Mieux encore, le Royaume est accusé de « recruter des centaines d’agents » dans le monde virtuel pour attaquer l’Algérie.

Mais que dire ? La maladie du président algérien s’aggrave et prend la forme d’hallucinations. Elle se manifeste aussi par une sorte d’urticaire provoquée par les actions de la diplomatie marocaine et l’émergence du pays en puissance régionale et continentale. « Nos médias influencent de plus en plus l’opinion publique au Maroc, ce que je crois étant la meilleure riposte, d’autant plus que des journalistes marocains connus avaient reconnu la faiblesse de la machine de propagande marocaine face aux médias algériens » avait déclaré le ministre algérien de la Communication, Ammar Belhimer.

C’est donc clair que le nerf qui anime la politique algérienne est, sans conteste, sa malveillance à l’égard du Maroc et ce depuis son indépendance.

Dire que l’Algérie vit de sa haine pour le Maroc est peu face à la rage et à l’antimarocanisme qui animent une sorte de virulence et de malveillance acharnée à l’égard du peuple voisin. Agressivité que la rancœur amplifie, au fil des temps, jusqu’à en faire un arsenic et un mort-aux-rats faisant éructer dirigeants et presse commanditée qui fait de chaque acte du Royaume, minime soit-il, matière à médire.

Souad Mekkaoui

Souad Mekkaoui est la Directrice de la Rédaction de « Maroc diplomatique ». Une passion pour l’écriture et un irrésistible désir de communiquer. Auparavant professeur de langue française, écrivaine et aujourd’hui journaliste en charge de « Maroc diplomatique » dans ses versions écrite et numérique, Souad Mekkaoui, auteure de Plus forte que la souffrance et Femmes au purgatoire, elle est aussi une femme engagée avec sa plume contre les abus de tous genres, sociétaux et moraux. Son style s’inspire de l’impertinence, il nous livre en revanche une vision pertinente des choses, il questionne…

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