Transport : 50% de la capacité des véhicules, est-ce suffisant pour couvrir les charges des transporteurs ?

Gare-routière

Suite à l’annonce du ministère de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, le transport en commun, ferroviaire et aérien ont repris progressivement, ce jeudi 25 juin, leurs activités, dans des conditions drastiques. Cette reprise a connu une absence significative des autocars qui refusent certaines clauses du cahier des charges paraphé et signé ce lundi par le Ministère de tutelle.

Dans un communiqué, le ministère a souligné qu’ “en concertation avec le ministère de l’Intérieur et dans le respect total des orientations du ministère de la Santé, et en veillant à la protection de la sécurité des voyageurs, des professionnels et des employés, le ministère a mis en place un cahier des charges concernant les dangers de la propagation de l’épidémie de Covid-19, relatif aux entreprises et aux exploitants des services du transport et leurs employés”. Dans ce cadre, le ministre de l’Équipement, Abdelkader Amara, a rappelé que 81% des chantiers relatifs au secteur du transport et de la logistique ont déjà repris leur mise en œuvre.

Pour une reprise efficace dans les deux zones (1,2), le ministère du Transport a précisé certaines mesures préventives à suivre strictement par les transporteurs, les gares et les employés. Concernant le transport ferroviaire, l’Office National des chemins de fer (ONCF), s’est remis sur les rails avec une capacité d’occupation de 50 %. A noter que se déplacer au départ des gares de la zone 2 nécessite une autorisation professionnelle ou une autorisation exceptionnelle délivrée par les autorités locales.

Pour les lignes aériennes, les vols internes ont redémarré, ce jeudi et les compagnies aériennes ont programmé les liaisons suivantes : Casablanca-Dakhla, Casablanca-Laâyoune, Casablanca-Oujda, Casablanca-Agadir, Fès-Marrakech, Agadir-Tanger et Marrakech-Dakhla.

S’agissant des autocars, ils sont amenés à respecter le taux de 50% maximum de la capacité du véhicule, et disposer obligatoirement à bord des autocars et pour chaque voyage, d’une liste contenant les informations des passagers, en particulier le numéro de la carte d’identité nationale ainsi que le nom, le prénom et le numéro de téléphone.


Ces mesures n’ont pas plu à certains patrons et chauffeurs d’autocars, qui ont refusé certaines clauses du cahier de charges publié par le ministère. La reprise est conditionnée, selon un patron d’un autocar à Fès, par le retour des conditions économiques satisfaisantes, ajoutant qu’ « avec les flux des voyageurs ralenti, il serait difficile de couvrir toutes les charges des agences de transport, avec seulement 50% de ventes et donc on ne pourra pas réussir la sortie de cette crise ».