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Un politologue espagnol demande la mise à disposition de Brahim Ghali aux juges espagnols

Pedro Ignacio Altamirano, politologue et président du groupe international de soutien à la réunification Sahraouie, déplore dans une vidéo, en marquant son indignation, l’entrée de Brahim Ghali sur le territoire espagnol de façon « irrégulière » et sous une fausse identité.

« Lorsqu’un gouvernement veut accueillir qui que ce soit pour des raisons humanitaires, je n’ai rien à dire », mais ce qui est le plus surprenant dit-il, « c’est que le gouvernement espagnol reconnaisse qu’il est entré de façon irrégulière et sous fausse identité ». Moyennant quoi, Pedro Ignacio Altamirano espère que le Parlement et le Sénat pourront mettre en place une Commission d’enquête qui permettra d’avoir des explications de la part du gouvernement.

En rappelant les atrocités commises par le polisario dans les camps au sud de l’Algérie (génocide, séquestrations, notamment des marins canariens de 1973 à 1986) il évoque également les accusations d’agression de deux femmes espagnoles dans les camps de Tindouf où sont séquestrés depuis des années des Sahraouis désireux mais empêchés de regagner leur mère-patrie, le Maroc. Parmi eux cette jeune sahraouie Khadoujatou Mahmoud, violée par Brahim Ghali, qui est installée à Madrid et qui, apprenant son arrivée en Espagne, a exigé qu’il soit arrêté.

Pedro Ignacio Altamirano assure également croire en l’indépendance de la justice espagnole ainsi que de ses juges et demande à ce titre, que le nécessaire soit fait et que le concerné soit présenté à la justice afin qu’il réponde aux accusations dirigées à son encontre.

Dans la foulée, le politologue a relayé une vidéo de Khadijatou Mahmoud, dans laquelle elle revient en détail sur le viol dont elle a été victime il y a quelques années, alors qu’elle exerçait en tant que traductrice. « Je suis une victime, parmi d’autres, du Polisario. J’ai été violée« . Elle a porté plainte à son retour en Espagne en 2010 et attend aujourd’hui que justice soit faite.

Par ailleurs, le politologue a publié d’autres Tweets où il s’indigne face à cette affaire et au silence du gouvernement espagnol. « Voyez comment des Espagnols de « première classe » (les politiques) reçoivent des menaces et font la Une de tous les médias, et des citoyens de « seconde classe » comme moi, qui reçoivent des menaces de mort du polisario et on n’y prête même pas attention. C’est ainsi que se passent les choses. » conclut-il.

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