Vers une hausse des taxes sur les boissons alcoolisées et les produits sucrés

Le gouverneur envisage d’augmenter les taxes sur les boissons alcoolisées et les produits sucrés dans le cadre de son projet de budget pour l’année 2024. Cette mesure, qui doit encore être approuvée par le Parlement, vise à générer des revenus supplémentaires pour faire face aux conséquences économiques de la crise du coronavirus et aux réformes sociales en cours dans le pays.

Selon les informations fournies par le gouvernement, l’augmentation des taxes touchera principalement les droits d’accises sur les vins, la bière et les spiritueux. Pour certaines boissons, cette taxe pourrait même doubler, ce qui permettrait de générer davantage de recettes pour le budget de l’État.

En parallèle, le gouvernement prévoit également d’augmenter la taxe sur le plastique, passant de 3 à 5 dirhams par kilogramme. Les bénéfices de cette mesure seront ensuite reversés au Fonds de protection sociale et de cohésion sociale, qui finance des programmes d’aide destinés aux groupes sociaux vulnérables.

Une autre proposition envisagée par le gouvernement est l’introduction d’une nouvelle taxe sur les produits contenant du sucre, mais seulement pour l’année 2024. Après cette période, le gouvernement prévoit de consulter les acteurs économiques et les ministères concernés afin de trouver une solution adaptée pour les années suivantes.

Outre l’augmentation des taxes, le gouvernement entend également réduire le pourcentage de sucre ajouté dans certains produits, en accord avec les normes de l’Institut marocain de normalisation (IMANOR). Cette mesure vise à promouvoir des habitudes alimentaires plus saines et à lutter contre l’obésité et les maladies associées à une consommation excessive de sucre.

Ces mesures fiscales sont perçues comme une réponse aux besoins financiers urgents du pays, notamment en raison de la crise sanitaire mondiale et de ses répercussions sur l’économie marocaine. La pandémie a entraîné une baisse des recettes fiscales et des dépenses accrues pour faire face aux besoins en matière de santé et d’assistance sociale.

Le gouvernement a déjà pris des mesures d’austérité dans le cadre de ses réformes économiques. L’augmentation des taxes sur les boissons alcoolisées et les produits sucrés est une autre mesure visant à combler le déficit budgétaire.

Cependant, cette proposition a suscité des réactions mitigées de la part de différents acteurs et secteurs de la société. Certains soutiennent que l’augmentation des taxes sur les produits nocifs pour la santé peut contribuer à réduire leur consommation et à promouvoir des choix plus sains. D’autres, en revanche, craignent que ces augmentations n’affectent principalement les consommateurs à faible revenu et n’entraînent une hausse des prix pour les produits concernés.

 

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