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Les pays européens doivent renoncer à la détention des migrants

Les pays européens doivent renoncer à la détention des migrants

Les pays européens doivent renoncer à la détention des migrants et rechercher des alternatives à travers une gestion migratoire efficace, a estimé, mardi, le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks.

Partout en Europe, le recours à la détention des migrants que ce soit pour empêcher les demandeurs d’asile et les autres migrants d’entrer dans un pays ou pour les renvoyer, suscite depuis longtemps de graves préoccupations en matière de droits de l’Homme, écrit Nils Muiznieks dans ses carnets des droits de l’Homme, rappelant qu’il n’a cessé de dénoncer cette tendance paneuropéenne à assimiler les demandeurs d’asile et les migrants à des délinquants, qui se traduit notamment par leur placement en détention, ce qui constitue une atteinte considérable au droit des migrants à la liberté.

Il est impératif que les États prennent des mesures en vue de supprimer la détention des migrants. Cela ne veut pas dire renoncer à la gestion des frontières, qui inclut la possibilité de décider qui est autorisé à entrer et à séjourner dans le pays, mais d’investir dans des solutions de remplacement qui permettront une gestion efficace de l’immigration tout en étant moins radicales que la détention et en ayant des conséquences moins lourdes, explique-t-il.

Selon lui, les Etats membres doivent faire en sorte que leur droit interne et leurs politiques nationales prévoient clairement et effectivement l’obligation de mettre en place une offre suffisante de solutions de remplacement, et veiller à ce que le recours à des mesures alternatives soit toujours envisagé avant toute décision de placement en détention.

Cette démarche, estime-t-il, doit être complétée par l’élaboration de programmes complets afin de proposer une palette d’alternatives viables et accessibles au regard des différents besoins et situations.

Il note par ailleurs qu’il est de la plus haute importance que toutes les parties intéressées – parlementaires, structures nationales des droits de l’Homme et organisations de la société civile en particulier – appellent leur gouvernement à présenter une feuille de route assortie d’échéances fermes pour mettre fin à la détention des mineurs.

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