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Troubles en Tunisie : Déploiement de l’armée dans plusieurs villes

Troubles en Tunisie : Déploiement de l’armée dans plusieurs villes

 L’armée tunisienne a été déployée, jeudi, dans plusieurs villes de Tunisie où des manifestations, qui ont dégénéré en émeutes, ont fait un mort cette semaine.

Ce déploiement intervient suite aux affrontements éclatés entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont donné lieu à des scènes de pillage et de saccages dans plusieurs villes.

D’après des sources officielles tunisiennes, des soldats ont été dépêchés à Thala, près de la frontière algérienne, où le siège local de la sécurité nationale a été incendié par les manifestants, ainsi qu’à Sousse, Kébili et Bizerte, afin de protéger les bâtiments publics.

Au troisième jour de ces troubles, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le colonel-major Khalifa Chibani a fait état d’une baisse remarquable des actes de saccage et de pillage dans toutes les régions du pays.

« Les actes de vandalisme ont baissé de façon remarquable durant la nuit de mercredi », a-t-il précisé, ajoutant que 328 individus ont été placés en garde à vue depuis le déclenchement de ces incidents.

« La police mène une série de perquisitions à travers le pays pour arrêter les fauteurs de troubles et les casseurs impliqués, dans les actes de pillage et de vol », a poursuivi le porte-parole.

Selon Chibani, 21 agents de sécurité ont été blessés et une dizaine de véhicules de police ont été endommagés au cours de ces incidents.

De son côté, le porte-parole du ministère public, Sofiène Selliti, a annoncé que le ministère public auprès du Tribunal de première instance de Tunis a ordonné jeudi l’ouverture de six informations judiciaires contre 26 individus impliqués dans les épisodes de trouble et les émeutes nocturnes qui ont éclaté au cours de ces derniers jours.

Selon lui, 23 de ces suspects ont fait l’objet de mandat de dépôt, alors que les trois autres ont été maintenus en liberté.

Ces individus sont inculpés pour violence avec usage ou menace d’arme, entrave préméditée à la circulation routière, atteinte aux biens d’autrui et outrage par paroles, gestes ou menaces, à un fonctionnaire public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Sur le terrain, les dessertes ferroviaires ont été annulées dans certaines zones après qu’un train a été attaqué en banlieue sud de Tunis mercredi soir.

Des heurts ont notamment été rapportés dans la ville de Siliana (nord-ouest), ou à Kasserine, Thala et Sidi Bouzid, dans le centre marginalisé.

Des échauffourées ont également eu lieu dans plusieurs quartiers de Tunis et à Tebourba, à 30 km à l’ouest de la capitale, là où un homme est décédé lors des heurts de la nuit de lundi.

Sur un autre registre, le Front populaire, la principale alliance d’opposition, a appelé la population à manifester dimanche à Tunis, pour le septième anniversaire de la chute de l’ancien président Zine el Abidine ben Ali.

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