Affaire Rebrab : l’Ambassade de France réagit aux rumeurs

Affaire Rebrab

Par Saad Bouzrou

L’Ambassade de France en Algérie a démenti, mercredi 24 avril, l’information rapportée par le site algérien Maghreb intelligence sur une supposée intervention en faveur du milliardaire Rebrab auprès des autorités algériennes.

Dans un communiqué remis à le presse algérienne, L’Ambassade de France en Algérie rejette catégoriquement «les allégations du site Maghreb Intelligence selon lesquelles elle aurait «pris attache avec le ministère des Affaires étrangères algérien pour lui demander des renseignements sur les éléments du dossier judiciaire» de l’homme d’affaires Issad Rebrab».

Par ailleurs, la représentation diplomatique de la France en Algérie rappelle son respect de la souveraineté de l’Algérie et des Algériens. «L’Ambassade de France en Algérie rappelle, une nouvelle fois, que la France respecte la souveraineté de l’Algérie et celle de son peuple ami, qu’elle ne s’ingère pas dans ses affaires intérieures et qu’elle n’a aucune volonté de le faire», a conclu le communiqué.

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Issad Rebrab, PDG du premier groupe privé d’Algérie, Cevital, a été incarcéré lundi 22 janvier, à l’issue de sa présentation au parquet dans le cadre d’une enquête anticorruption, a annoncé mardi l’agence officielle APS.

L’homme d’affaires algérien avait fondé Cevital en 1998, un an avant l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika, sur les bases d’une entreprise sidérurgique, Metal Sider, créée dix ans plus tôt, quand l’économie de l’Algérie était encore profondément étatique. Aujourd’hui, son entreprise emploie 18.000 salariés sur trois continents, dans l’agroalimentaire, le BTP, la sidérurgie, la distribution, l’électronique et l’électroménager. Le magazine Forbes estime sa fortune à 3,8 milliards de dollars, la 1ère d’Algérie et la 6ème d’Afrique.