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Algérie : le dialogue de sourds continue

L’Algérie s’enfonce dans la crise politique. Le mouvement de contestation hirak investit sans relâche la rue pour manifester son rejet du régime d’Alger. Pour sa part, le général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah campe sur sa position et déclare que « l’Algérie est sur la bonne voie ».

L’Algérie s’enfonce davantage dans la crise politique. D’un côté, le mouvement de contestation hirak multiplie les manifestations dans les rues en guise de rejet du régime d’Alger et de toutes ses décisions notamment celles relatives à l’organisation des élections présidentielles et de la loi sur les hydrocarbures, de l’autre côté, le général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah campe sur sa position. En visite de travail au Commandement des Forces navales à Alger, le Chef d’Etat-major de l’Armée algérienne a prononcé, mardi 15 octobre, un nouveau discours dans lequel il encense « l’Autorité nationale indépendante des élections ».  Selon le Vice-ministre de la Défense, l’Algérie est sur « la bonne voie ».

« Nous sommes absolument certains que le train de l’Algérie a été mis sur les bons rails et a été dirigée vers la bonne destination tel que voulu par les valeureux enfants de la patrie », se félicite Gaïd Salah, rapporte les médias locaux.

Face au rejet des Algériens des projets de loi sur les hydrocarbures et la loi de finances 2020, le général de Corps d’Armée réplique que ces textes de loi visent « à relancer l’économie nationale et donner un nouveau souffle à l’investissement dans les différents secteurs économiques stratégiques ».

Force est de constater que le dialogue de sourds continue entre Gaïd Salah, l’homme fort du régime, et les Algériens, déterminés à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à gain de cause.

Une dernière bouée de sauvetage a émergé pour sortir le pays de la crise. Des personnalités politiques nationales et des universitaires dont Ahmed Taleb Ibrahimi, ancien ministre des Affaires étrangères, lancent aujourd’hui une nouvelle initiative. Il s’agit d’une déclaration dans laquelle ces 19 acteurs politiques appellent le régime à ouvrir le dialogue avec toutes les forces de la nation. D’abord, ils rejettent le scrutin présidentiel, prévu le 12 décembre prochain, faute de conditions favorables.

« S’aventurer à organiser des élections présidentielles comme annoncées, sans consensus national préalable, attisera le mécontentement populaire et aggravera la crise de légitimité du pouvoir », soulignent les signataires de la déclaration, citée par tsa-algerie.com.

Pour eux, il est donc « inconcevable d’envisager la tenue d’élections libres et transparentes dans de pareilles circonstances ».

Ils appellent ainsi « le pouvoir de fait à procéder avec sagesse et objectivité, à une nouvelle lecture de la réalité afin de ne pas contrecarrer les revendications légitimes du peuple en faveur d’un changement pacifique des mécanismes et des pratiques de gouvernance ». Cet appel trouvera-t-il une oreille attentive auprès du pouvoir ?

 

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