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Explosion au port de Beyrouth: l’enquête reprend

La Cour de cassation au Liban a rejeté jeudi des plaintes déposées par deux anciens ministres contre le juge chargé de l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth, ce qui lui permet de reprendre son enquête quelques jours après sa suspension.

La Cour de cassation a rejeté les nouvelles plaintes, a affirmé une source judiciaire à des médias internationaux, soulignant que la Cour « n’avait pas l’autorité pour étudier les demandes de destitution » du juge.

Tareq Bitar, qui avait repris la semaine dernière son travail après une première suspension de l’enquête, a été contraint mardi de suspendre ses investigations dans l’attente du verdict de ce tribunal, provoquant une crise au sein du nouveau gouvernement libanais formé le mois dernier.

→ Lire aussi : Liban: Un accord de projet pour le développement du port de Tripoli

Depuis qu’il a été chargé de l’enquête, M. Bitar a convoqué l’ex-Premier ministre Hassan Diab et quatre ex-ministres en vue de leur inculpation. Ils ne se sont jamais présentés devant le juge, qui a également délivré un premier mandat d’arrêt resté sans exécution contre un ex-ministre des Transports.

Pointées du doigt pour négligence criminelle, les autorités refusent toute investigation internationale et sont accusées par les familles des victimes et des ONG de torpiller l’enquête locale.

La forte explosion au port de Beyrouth, survenue le 4 août 2020 à cause du stockage sans mesures de précaution d’énormes quantités de nitrate d’ammonium, a fait au moins 214 morts, plus de 6.500 blessés et dévasté plusieurs quartiers de la capitale.

( Avec MAP )

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