France: les autorités renforcent la protection des frontières contre la peste porcine africaine

peste porcine
peste porcine

Le ministère français de l’Agriculture a annoncé, lundi, sa décision d’étendre la zone d’observation mise en place pour prévenir l’arrivée de la peste porcine africaine (PPA) aux frontières.

Cette extension, qui fait suite à un avis de l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses), prolonge la zone d’observation actuelle dans le département des Ardennes le long de la frontière belge, indique le ministère dans un communiqué.

“La France est à ce jour indemne de PPA. Pour prévenir le risque d’introduction du virus, la France a mis en place un plan d’actions ambitieux visant à protéger le territoire”, relève le ministère, qui précise qu’une clôture a été érigée dans les départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe et Moselle, afin de délimiter une zone blanche, dépeuplée de sangliers, et une zone d’observation au regard de la zone infectée en Belgique.

Les travaux de cette clôture sont désormais terminés, avec un total de 132 km de clôtures qui sont raccordées aux clôtures belges, précise-t-on.

Au niveau européen, la situation sanitaire a évolué de manière significative ces dernières semaines, avec des cas de PPA en Pologne désormais situés à une quarantaine de kilomètres de la frontière allemande, note la même source, faisant observer que cette situation inquiétante rappelle l’importance critique du respect des mesures de biosécurité par tous : éleveurs, transporteurs, particuliers, chasseurs.


Inoffensive pour les humains, cette maladie virale très contagieuse entraîne des hémorragies qui peuvent être fatales en quelques jours chez les sangliers et porcs domestiques. Aucun vaccin n’a encore fait ses preuves.

La peste porcine africaine, classée danger sanitaire de 1ère catégorie en France, est une maladie virale qui affecte uniquement les suidés domestiques et sauvages à l’origine d’un syndrome hémorragique souvent fatal dans ses formes aiguës. Elle est contagieuse chez les suidés européens mais inapparente chez les suidés sauvages africains: potamochères et phacochères.

Cette maladie, qui n’est pas transmissible à l’Homme, entraîne des pertes économiques majeures en raison de son taux de mortalité élevé et des restrictions commerciales imposées aux pays touchés, indique l’Anses.