Fraude au chômage partiel: le gouvernement promet plus de 50.000 contrôles d’ici la fin de l’été

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La ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, a souligné lundi que plus de 50.000 contrôles d’entreprises auront lieu d’ici la fin de l’été pour traquer les fraudeurs au chômage partiel, dispositif mis en place par le gouvernement pour aider les entreprises à faire face à la crise du coronavirus et préserver les emplois.

“Fin avril, on était à 8,6 millions Français au chômage partiel”, a déclaré la ministre sur la chaîne franceinfo, précisant que la fraude au chômage partiel “c’est du travail illégal, donc ce sont de lourdes sanctions administratives, financières et pénales”.

Selon elle, dans certains secteurs, il y avait des “gens qui étaient en télétravail à temps plein et qui en même temps étaient au chômage partiel”, soulignant que les entreprises ont encore la possibilité de déclarer que c’était une erreur pour éviter les sanctions.

“Mais dans quelques semaines les sanctions vont tomber. C’est le moment d’être raisonnable”, a-t-elle prévenu.

Muriel Pénicaud tiendra des réunions avec les dirigeants des syndicats et du patronat ce mardi autour de la situation de l’emploi en France et en Europe ainsi qu’avec les représentants de chaque syndicat tout au long de la semaine, notamment sur l’arrêt du chômage partiel.


Ce dispositif, a-t-elle expliqué, “a vocation à se transformer” à travers la mise en place d’un dispositif d’activité partielle de longue durée où on ne serait pas à temps plein au chômage partiel, mais où les salariés pourraient avoir une réduction du temps de travail compensée en partie par l’Etat.

“Cela permettra de garder son emploi. Cela sera négocié dans l’entreprise”, a précisé la ministre, ajoutant que ce dispositif “a vocation à durer un ou deux ans”.

Face au lourd impact économique de l’épidémie de Covid-19, l’exécutif français a mis en place un plan d’urgence de 110 milliards d’euros, dont 24 milliards de crédits destinés à financer le chômage partiel et 7 milliards pour le fonds de solidarité en faveur des très petites entreprises et des indépendants.