Gaza: Les employés de l’agence de l’Unwra en grève

Gaza

Les employés de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens ont fait grève lundi dans la bande de Gaza pour protester contre les licenciements prévus par l’Unwra au lendemain de l’arrêt des financements américains, ont rapporté les médias.

Venant en aide à des millions de Palestiniens dans la régions, l’Unwra joue un rôle primordial dans l’enclave, confrontée aux guerres, à la pauvreté et aux pénuries, et soumise aux blocus israélien.

Les Etats-Unis, l’un des plus gros contributeur à son budget, avec 350 millions de dollars versés en 2017, ont annoncé fin août la suspension de leurs financements, précipitant l’Unwra dans une grave crise financière.

Par conséquent, l’agence onusienne a annoncé la suppression de 250 postes à Gaza et en Cisjordanie occupée, et la transformation en mi-temps de 500 d’autres.

Selon le syndicat des employés de l’agence, plus de 250 écoles de l’Unwra, de centres médicaux et de points de distribution d’aide alimentaire ont fermé leurs portes, lundi, en signe de protestation et des dizaines d’employés de l’agence ont manifesté devant le siège de l’Unwra à Gaza.


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Le syndicat revendique l’annulation des licenciements et menace d’initier d’autres actions dans les jours à venir.

La grève est due à l’absence de réponse de l’administration (de l’Unwra) aux revendications du syndicat des employés et à leur persistance à ne pas résoudre les problèmes“, a précisé la secrétaire générale adjointe du syndicat, Amal al-Batch, dans un communiqué.

“Nous regrettons toute action qui affecte de manière négative les services que nous offrons aux réfugiés, surtout dans un lieu comme Gaza où, après plus d’une décennie de blocus, ils ont déjà assez souffert“, a déclaré, quant à lui, le porte-parole de l’agence, Chris Gunness.


L’Unrwa fait travailler à Gaza 13.000 personnes qui en font vivre des dizaines de milliers d’autres dans l’enclave affligée par un des taux de chômage des plus élevés au monde: 53% en tout, et plus de 70% chez les jeunes, selon la Banque mondiale.